| Trieste: la stabilisation de l'Afghanistan au centre du G8 des Affaires étrangères |
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ROME (AFP) - Les ministres des Affaires étrangères du G8, d'Afghanistan et du Pakistan ont entamé samedi une réunion sur la stabilisation de l'Afghanistan, confronté à une offensive des talibans en plein essor, avec des représentants d'une quarantaine de pays et d'institutions. |
Les ministres du G8 (Italie, Grande-Bretagne, Allemagne, France, Etats-Unis, Canada, Japon et Russie) - dont six ont des troupes engagées en Afghanistan - et leurs collègues afghan et pakistanais ont adopté vendredi soir une "Déclaration" dans laquelle ils s'engagent à relever les défis auxquels sont confrontés l'Afghanistan et les pays environnants.
Ces défis qui ont été au coeur des discussions de Trieste sont "la violence et le terrorisme, les trafics (armes, drogue, être humains, ndlr), la corruption, la violation des droits de l'homme et des perspectives économiques limitées".
Lors de la réunion de samedi, les quelque 45 participants doivent également évoquer le sort d'environ 2,5 millions de réfugiés qui ont fui l'offensive menée par l'armée pakistanaise pour déloger les talibans de trois districts de la vallée de Swat et ses environs, dans le nord-ouest du Pakistan, selon une source italienne.
Objet également des discussions, l'élection présidentielle afghane du 20 août dont Hamid Karzaï est favori et qui sera la deuxième élection au suffrage universel direct de l'histoire du pays.
Au cours d'une réunion restreinte, le "groupe international de soutien à l'Afghanistan et au Pakistan" - regroupant une vingtaine de pays et des organisations internationales dont les Etats-Unis, l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, le Canada, l'OTAN, l'UE et l'ONU - ont souligné la nécessité d'"élections crédibles et sûres en Afghanistan" et appelé les candidats à mener une campagne "digne", dans une déclaration publiée samedi.
Il souligne aussi "le rôle fondamental" joué par le scrutin "dans la poursuite du renforcement de la démocratie en Afghanistan".
Le grand absent de cette réunion régionale sur l'Afghanistan est l'Iran. Lasse d'attendre une réponse à son invitation, l'Italie l'a finalement retirée peu avant le sommet de Trieste.
La crise en Iran a été le principal sujet à l'ordre du jour du G8 qui a dénoncé la répression des manifestations mais sans fermer la porte au dialogue.
"Le G8 de Trieste a fait le maximum de ce qu'il pouvait sur l'Iran, c'est-à-dire pas grand chose (...). Personne ne souhaitait une confrontation avec la Russie et il fallait laisser ouvert l'espace dans lequel le président américain Barack Obama mène sa politique de la main tendue", écrivait samedi dans son éditorial le Corriere della Sera.
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| Publié le: 27/06/2009 à 09:52:12 GMT |
Source : AFP |
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