Maroc

Portail Maroc

Recherche avancée

Maroc Annonces

Maroc Rencontres

Maroc Blogs

Actualité Actualité
Communauté Communauté
Pratique Pratique
Agenda
Agenda vide
Dossiers Dossiers
Horaires
Gare de Départ
Gare d’arrivée
Rencontres
Je suis
Je cherche
entre et

Fils RSS de AtlasVista
Fils RSS AtlasVista

 
Envoyer cette article à un(e) ami(e)
Votre nom :*
Votre E-mail :
E-mail du destinataire :*
Votre message :
Veuillez copier le code ci-contre : *
*champ obligatoire
Monde Monde
"Suicides" à Guantanamo en 2006 : des familles veulent la lumière
WASHINGTON (AFP) - Les familles de deux hommes morts en 2006 à Guantanamo dans des circonstances présentées par l'armée américaine comme des suicides ont demandé à la justice de reconsidérer leur plainte à la lumière de nouveaux témoignages de militaires en poste dans la prison le soir du drame.
Dans leur requête devant le tribunal fédéral de Washington, dont l'AFP a obtenu copie jeudi, les familles affirment que "des faits exceptionnels et troublants" ont été découverts sur les morts de leurs fils, le Saoudien Yasser Al-Zahrani et le Yéménite Salah Al-Salami, respectivement âgés de 22 et 33 ans quand ils sont morts.

Leur demande s'appuie sur les déclarations de quatre militaires, dont un gradé, Joe Hickman, qui était de garde sur un mirador du camp où se trouvaient les cellules des deux hommes la nuit du 9 au 10 juin 2006.


Les familles expliquent que le militaire a décidé de raconter ce qu'il avait vu parce que "ça le hantait" et qu'il pensait que maintenant qu'une "nouvelle administration" était au pouvoir, il ne pouvait plus "rester silencieux".

Elles ont également recueilli les témoignages de trois autres militaires présents ce soir-là.

Joe Hickman raconte avoir vu trois hommes être transférés de leur cellule vers un autre camp, qu'il a alors pensé être le camp appelé "+Camp non+ car quand quelqu'un demande si ce camp existe, la réponse est +non+". Il a ensuite attesté avoir vu un fourgon revenir et décharger quelque chose à l'infirmerie.

Alors que quelques minutes plus tard le camp était en pleine effervescence, Joe Hickman a demandé des détails à un des infirmiers. Celui-ci lui a répondu, selon lui, que "trois prisonniers avaient été amenés à l'infirmerie, morts étouffés parce qu'ils avaient des chiffons enfoncés dans la gorge". L'un d'entre eux portait des marques de coups.

L'officier témoigne que cette version a été confirmée par l'officier responsable du camp, qui a néanmoins informé ses troupes dès le lendemain que la version officielle serait que les trois hommes avaient été retrouvés pendus dans leur cellule et avaient été transportés à l'infirmerie.

Mais deux autres gardiens également en poste sur une tour de garde ce soir-là ont assuré n'avoir vu aucun mouvement entre les cellules et l'infirmerie, attestant que les prisonniers venaient bien d'ailleurs.

L'enquête lancée la nuit même par le Pentagone n'a été rendue publique que deux ans plus tard, en vertu de la loi américaine sur la liberté d'informer.

Joe Hickman, poursuivent les familles dans leur requête, a tenté d'informer le ministère de la Justice en février 2009, après l'investiture de l'administration démocrate. Mais "le ministère a clos l'enquête en novembre 2009, estimant que l'essentiel des informations du sergent Hickman ne pouvait être confirmé".

"Le fait que le Pentagone ait bataillé pour cacher toutes les informations sur les causes et circonstances des morts tant aux familles qu'au public et aux tribunaux (...) et les détails découverts sur une couverture des faits organisée en haut lieu de probables homicides dans un +site secret+ de Guantanamo (...) devraient interpeller votre tribunal", ont-elles argumenté.

Un juge fédéral de Washington avait rejeté leur plainte contre l'ancien secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld le 16 février.

Publié le: 18/03/2010 à 18:50:09 GMT Source : AFP
Envoyer l'article à un ami
Envoyer
Format PDF
PDF
Vesion imprimable
Imprimer
A lire aussi

» Mexique: le consulat américain à Ciudad Juarez fermé...

» Lockerbie/BP: un sénateur américain veut interroger des...

» Bangladesh: violentes manifestations d'ouvriers du...

» Affaire Sobhraj: la cour suprême du Népal doit rendre...

» Un chef du principal cartel de la drogue mexicain abattu...

Suite »

Sondage...
Emprunter l'identité d'une célébrité ou d'une personnalité politique sur des sites Web de réseau social (ex : Facebook) est selon vous:
 Une usurpation d'identité passible de peine de prison  
 Un acte tout à fait habituel et très répandu. Où est le mal ?  
© 2001- 2010 AtlasVista Maroc
Hébergement: Heberjahiz