| Six nations de rugby: la démission de Ruddock due à la Fédération galloise |
| La démission mardi de l'entraîneur du pays de Galles, Mike Ruddock, serait due à la décision de sa Fédération (WRU) de suspendre les négociations sur le renouvellement de son contrat jusqu'à la fin du Tournoi des six nations de rugby, selon le Times vendredi. |
Le Gallois avait annoncé mardi avoir renoncé pour des raisons familiales à prolonger son contrat jusqu'à après le Mondial 2007, comme le souhaitait la WRU. Mais le Times produit une lettre de Steve Lewis, le directeur général de la WRU, adressée le 8 février aux avocats de Ruddock, et démentant cette version officielle.
"Nous voulons que Mike (...) se concentre pleinement sur le titre dans le Tournoi des six nations, est-il écrit dans cette lettre. Les discussions sur le contrat seront une distraction majeure dans cette période critique. Nous vous informons donc que nous souhaitons suspendre les négociations sur le nouveau contrat jusqu'à la fin du Tournoi des six nations".
Le rôle de la WRU dans cette démission surprise est d'autant plus trouble qu'elle avait annoncé mardi avoir convenu avec Ruddock qu'il était préférable qu'il démissionne dès à présent, sans attendre le terme de son contrat en fin de Tournoi.
L'entraîneur gallois avait réagi jeudi en expliquant qu'il n'avait jamais été dans ses intentions d'abandonner le XV du Poireau en plein milieu du Tournoi. "J'ai dit à la WRU que je démissionnais à la fin de la saison, avait-il déclaré. J'espérais être des trois derniers matches (du Tournoi)".
Selon le Times, des joueurs influents, en désaccord avec Ruddock, auraient convaincu certains membres de la WRU de l'écarter. Ces joueurs souhaitaient que l'Australien Scott Johnson, adjoint de Ruddock, prenne ses fonctions, ce qu'il a accepté de faire pour les trois derniers matches du Tournoi.
Johnson, très surpris de la tournure des événements, pourrait cependant ne pas poursuivre sa tâche au-delà. Même si la WRU tente de le convaincre de rester, il serait déterminé à rentrer auprès de sa famille en Australie, où il aurait également de bonnes chances de trouver un poste avec l'équipe nationale.
Ruddock avait cependant tenu jeudi à minimiser les informations de presse selon lesquelles son départ serait dû à une révolte des joueurs qui lui reprocheraient de manquer d'idées neuves et de vouloir revenir à un jeu plus pragmatique.
Steve Lewis a répliqué vendredi en expliquant que la suspension des discussions n'était que temporaire et que Ruddock avait voulu renégocier les termes du contrat, après avoir donné un accord verbal dès juillet.
"D'autres termes ont été soumis, certains que notre équipe juridique pouvait accepter, d'autres non, a-t-il déclaré à la BBC. Nous ne pensions pas approprié de conduire des négociations pendant le Tournoi".
Le Times révèle par ailleurs que Ruddock n'a pas encore reçu -contrairement aux joueurs- les 20.000 livres (29.250 euros) de prime promis après que le pays de Galles eut réussi l'an passé son premier Grand Chelem en 27 ans. Là encore, Steve Lewis affirme qu'un accord a été conclu pour que cette somme soit versée à partir de mai 2006.
Mike Ruddock, 46 ans, a connu 20 test-matches à la tête du XV du Poireau, dont 13 victoires avec, outre les cinq succès et le titre final dans le dernier Tournoi, une première victoire en 18 ans sur l'Australie en novembre.
Il avait succédé en mars 2004 au Néo-Zélandais Steve Hansen, héritant d'une équipe sur la pente ascendante, mais qu'il a menée à une consécration inespérée en l'incitant à jouer un rugby de mouvements et de passes dans la tradition galloise.
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| Publié le: 17/02/2006 à 15:10:27 GMT |
Source : AFP |
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