| Sarkozy réitère sa volonté de rembourser la dette |
| Nicolas Sarkozy a réitéré sa volonté de consacrer les fruits de la croissance au remboursement de la dette.
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En marge d'une visite à Limoges (Haute-Vienne), le ministre de l'Economie a déclaré que le gouvernement disposerait en 2004 de cinq milliards d'euros de recettes fiscales supplémentaires par rapport aux prévisions.
"En 2003, il y a eu environ 9 milliards d'euros de recettes en moins par rapport aux prévisions. En 2004, à peu près 5 milliards d'euros de recettes en plus; au total ça ferait que sur deux ans on n'a pas récupéré l'équilibre", a-t-il précisé.
"On a connu en 1999 le débat sur la cagnotte, il s'est traduit par des dépenses en plus", a-t-il poursuivi.
En pleine cohabitation, le débat sur l'utilisation du surplus des recettes fiscales avait empoisonné les relations entre l'Elysée et le gouvernement Jospin, accusé par Jacques Chirac d'avoir voulu cacher l'existence de cette cagnotte que l'opposition de droite voulait voir "rendre" aux Français.
Quatre ans plus tard, pour Nicolas Sarkozy, "les Français savent bien que ce n'est pas de dépenses supplémentaires dont on a besoin".
"Un pays qui a 1.000 milliards d'euros de dettes doit penser à l'avenir (...) Quand il y a un peu plus d'argent, il faut rembourser ses dettes", a-t-il insisté. "Il faut rembourser nos dettes, réduire le déficit. Les engagements pris, il faut les respecter."
La France s'est engagée à ramener en 2005 ses déficits publics sous le seuil de 3% du PIB, conformément à la règle établie par le Pacte de stabilité et de croissance pour la zone euro.
En 2003, le déficit français a atteint 57 milliards d'euros, soit 4,1% du PIB. Il devrait s'élever à 3,6% en 2004.
REDUIRE LA DETTE OU LUTTER CONTRE LE CHOMAGE
Après avoir tablé sur une croissance de 1,7% cette année, le gouvernement estime désormais que la croissance atteindra 2,3 à 2,5% en 2004, certains évoquant même un "rythme annuel de 3%", ce qui placerait la France en tête des pays de la zone euro.
Pour Nicolas Sarkozy, "le moteur principal de l'économie française, c'est la consommation".
"C'est la raison pour laquelle j'ai toujours voulu qu'on revalorise le pouvoir d'achat et c'est pour cela que j'ai revalorisé le smic hôtelier", a-t-il souligné.
Jeudi, le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, avait souligné que réduire la dette et lutter contre le chômage étaient deux priorités du gouvernement qu'il fallait rendre "compatibles".
Quelques heures plus tard, donnant raison à son ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo, Jean-Pierre Raffarin annonçait renoncer à l'étalement de la hausse du smic sur deux ans, qui aurait pu faire économiser entre 1,2 et 1,4 milliard d'euros au gouvernement.
A quelques jours d'une rentrée sociale tendue, le Premier ministre soulignait que "tout le travail du gouvernement (consistait à) transformer l'activité économique en emplois".
Malgré la reprise économique, le nombre de demandeurs d'emploi a de nouveau augmenté en juin (+ 0,1%), le taux de chômage s'établissant à 9,9% de la population active.
Reuters |
| Publié le: 24/08/2004 à 12:28:43 GMT |
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