| Les rebelles du Darfour accusent Khartoum d'avoir lancé une large offensive |
| KHARTOUM (AFP) - Les rebelles du Darfour ont accusé l'armée soudanaise d'avoir lancé samedi une offensive meurtrière dans le nord de cette région de l'ouest du Soudan, qui a fait selon eux de nombreux morts. |
"Il y a eu de nombreux morts parmi les civils et nos combattants", a annoncé Ibrahim al-Hillo, un commandant de l'Armée de libération du Soudan (SLA), dirigée par le leader en exil, Abdel Wahdi Mohammed Nour.
Selon lui, des milices gouvernementales, quatre hélicoptères et deux appareils Antonov ont mené dans la matinée des attaques contre des civils et des positions rebelles, dans la localité de Disa et se sont livrées à des actes de pillage.
Aucun autre bilan n'était pour le moment disponible, et l'armée soudanaise n'avait pas fait de commentaire à ce sujet.
Mahgoub Hussein, un porte-parole d'une faction de la SLA basé à Londres, a fait état pour sa part de l'implication de 60 véhicules gouvernementaux, dont 23 auraient été détruits par les rebelles.
"Il s'agit d'une attaque grave avec de nombreux hommes, véhicules et animaux", a encore déclaré à l'AFP M. Hussein, qui dit avoir recueilli ces informations auprès de plusieurs commandants rebelles sur place. Les combats ont également eu lieu dans la ville de Birmaza, selon lui.
Un porte-parole de la force de maintien de la paix de l'ONU et de l'Union africaine au Darfour (Minuad) a dit qu'il vérifiait ces informations.
"Nous avons été en contact avec les rebelles qui ont fait état d'une attaque, mais ils n'ont pas été en mesure de donner des détails sur les victimes. Nous sommes en train de vérifier", a-t-il dit.
Le 25 août, une attaque de l'armée soudanaise dans le camp de Kalma, près de Nyala (sud du Darfour), avait fait une trentaine de morts parmi les déplacés, dont des femmes et des enfants, selon des rebelles et des témoins.
Le conflit au Darfour, où s'affrontent depuis 2003 forces gouvernementales appuyées par des milices arabes et mouvements rebelles, a fait jusqu'à 300.000 morts, selon l'ONU, quelque 10.000 selon Khartoum.
Mi-juillet, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a demandé aux juges de la CPI d'émettre contre le président soudanais Omar el-Béchir un mandat d'arrêt international pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour.
Khartoum nie en bloc ces accusations.
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| Publié le: 06/09/2008 à 17:50:21 GMT |
Source : AFP |
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