Maroc

Portail Maroc

La RAM, comme toutes les autres Atlasvista Maroc
Recherche avancée

Maroc Annonces

Maroc Rencontres

Maroc Blogs

Actualité Actualité
Communauté Communauté
Pratique Pratique
Agenda
Agenda vide
Dossiers Dossiers
Horaires
Gare de Départ
Gare d’arrivée
Rencontres
Je suis
Je cherche
entre et

Fils RSS de AtlasVista
Fils RSS AtlasVista

 
Envoyer cette article à un(e) ami(e)
Votre nom :*
Votre E-mail :
E-mail du destinataire :*
Votre message :
Veuillez copier le code ci-contre : *
*champ obligatoire
 » Economie / Finances » Economie / Finances
La RAM, comme toutes les autres
Le Pdg de la Royal Air Maroc, M. Mohamed Berrada, a précisé, mercredi , que la garantie du gouvernement marocain apportée à la RAM ne doit pas être considérée comme une prise en charge totale de la compagnie par l'Etat marocain.
La RAM n'a reçu aucune subvention du gouvernement. Le soutien gouvernemental à la compagnie nationale se limite à couvrir le risque de guerre au-delà de 50 millions de dollars refusé par les compagnies d'assurances et ce pour une durée provisoire d'un mois à compter du 25 septembre 2001 à 00 H.

Ce sont les nouvelles mesures drastiques décidées par les compagnies d'assurances à la suite des attentats survenus aux Etats-Unis le 11 septembre. Ces mesures consistent à appliquer une surprime de 0,05% de la valeur de la flotte pour risques de guerre et 1,25 dollar par passager transporté au niveau de l'assurance responsabilité civile risques de guerre. Elles ont, en plus, plafonné l'indemnisation en cas de dommages aux tiers du fait d'actes de guerre de couverture à 50 millions de dollars. Cela va se traduire par une hausse des coûts de toutes compagnies de transport aériennes internationales difficiles à répercuter immédiatement sur les passagers.


C'est pourquoi le gouvernement américain et les gouvernements européens ont pris la décision de se substituer aux assurances pour la couverture de ces risques de guerre au-delà de 50 millions de dollars et de supporter le surcroît d'assurance. Par ailleurs, M. Berrada a décrit en termes inquiétants la situation financière de la RAM. Il y a l'avant et l'après attentats. Avant les attentats et le déclenchement de la crise, les transporteurs aériens étaient déjà pénalisés par le ralentissement économique mondial, la hausse du prix des carburants et la hausse des coûts salariaux. Dans ce contexte, la RAM enregistrait depuis l'année 2000 un accroissement important de ses charges dû à la flambée du carburant et de la hausse du dollar.

Le renchérissement consécutif à ces facteurs a atteint respectivement 550 millions de dirhams et 150 millions de dirhams. La formule utilisée par M. Berrada pour décrire la situation difficile de la RAM : "on achète cher parce qu'on paie en dollar et on vend moins cher parce qu'on est payé en euro dont la valeur baisse vis-à-vis du dollar". L'après attentats s'est caractérisé par des retombées lourdes sur la situation de la compagnie marocaine.

Elle doit faire face à une augmentation des primes d'assurances de 92 millions de dirhams qui passent de 28 millions de dirhams à 120 millions de dirhams, à une baisse de trafic de l'ordre de 10% depuis le 11 septembre, à un recul de l'activité estimé à 20% pour les jours à venir aussi bien pour les vols réguliers que pour les charters, à l'annulation au niveau du tourisme individuel des réservations par les Tours Opérateurs, à l'annulation de la quasi totalité des opérations incentives, séminaires et conventions prévues pour septembre, octobre et novembre prochains, à une flambée de certains postes de charges liés aux mesures sécuritaires mises en place de concert avec les autorités aéroportuaires. Les premières estimations de l'impact de l'après attentats : une diminution du chiffre d'affaires de plus d'un milliard de dirhams pour l'exercice 2001-2002 entraînant une perte qui risque d'absorber la grande partie du capital social de la compagnie.

Les mesures prises par la compagnie pour faire face à cette situation : réadapter la flotte comme l'ont fait, d'ailleurs, toutes les compagnies internationales, retirer les avions non performantes, rationaliser la gestion en ressources humaines (1,6 milliard de dirhams par an de salaires), redéployer le personnel et le gel du recrutement. La mesure la plus importante est de repousser la livraison des 24 avions Boeing déjà commandés. M. Berrada espère aussi développer une stratégie industrielle pour faire de la RAM plus qu'une compagnie de transport, lui permettre de contribuer dans le développement du tourisme. Il a dit qu'il est prêt à établir dans ce sens des partenariats avec d'autres groupes financiers et industriels du pays.
Publié le: 29/09/2001 à 13:07:18 GMT
Envoyer l'article à un ami
Envoyer
Format PDF
PDF
Vesion imprimable
Imprimer
A lire aussi

» Wall Street ouvre en hausse, dopée par Facebook

» Le marché automobile français commence mal l'année

» Un fournisseur de Vuitton va reprendre l'usine Lejaby...

» Bruxelles oppose son veto à la fusion de NYSE Euronext...

» Le Portugal obtient un répit mais les craintes d'une...

Suite »

Ressources web

» Bourse de Casablanca

» Bank Al-Maghreb

» Banque africaine de développement

» Ministère des finances et de la privatisation

Sondage...
Emprunter l'identité d'une célébrité ou d'une personnalité politique sur des sites Web de réseau social (ex : Facebook) est selon vous:
 Une usurpation d'identité passible de peine de prison  
 Un acte tout à fait habituel et très répandu. Où est le mal ?  
© 2001- 2020 AtlasVista Maroc
Hébergement: Heberjahiz