| Le prix du pétrole bondit de plus de 5 dollars après un tir de missile iranien |
| NEW YORK (AFP) - Le pétrole a bondi de plus de cinq dollars jeudi à New York, un nouvel essai de missile de l'Iran ravivant les craintes sur une éventuelle perturbation des approvisionnements dans le Golfe en cas de conflit armé entre Téhéran et Israël. |
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en août a bondi de 5,60 dollars par rapport à la clôture de la veille, pour finir la séance à 141,65 dollars.
A Londres, le baril de Brent pour livraison en août a gagné 5,45 dollars pour clôturer à 142,03 dollars.
Les marchés pétroliers se sont enflammés lors des dernières minutes de la séance officielle, les investisseurs se lançant à l'achat en raison des nouvelles frictions au Moyen-Orient.
"Nous sommes repartis vers les 150 dollars", a commenté John Kilduff de la maison de courtage MF Global.
L'Iran, quatrième producteur mondial d'or noir, semble avoir tiré un nouveau missile jeudi, a indiqué un haut responsable du département américain de la Défense. Ce responsable, qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat, a affirmé que les Etats-Unis avaient détecté le lancement de sept missiles mercredi, dont un missile Shahab-3 capable d'atteindre Israël.
"Il semble y avoir eu un missile tiré aujourd'hui (jeudi), mais cela pourrait très bien être celui dont le lancement avait échoué la veille", a déclaré ce responsable.
La secrétaire d'Etat Condoleeza Rice a averti l'Iran que les Etats-Unis avaient renforcé leur "présence" en vue d'assurer la sécurité dans le Golfe et défendraient Israël et leurs autres alliés dans la région.
"Si quelque chose devait arriver, il est impossible de remplacer la production de l'Iran", a souligné Abdallah el-Badri, le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à Vienne.
En outre, au Nigeria, le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger (Mend) a annoncé la fin d'un cessez-le-feu unilatéral samedi à minuit, alors que Lagos a déjà perdu depuis deux ans un quart de sa production de pétrole et a été le mois dernier détrôné par l'Angola comme premier producteur africain.
Si les incertitudes planent sur l'offre, la demande de brut ne donne en revanche pas des signes d'essouflement.
Pour la première fois en six mois, l'Agence internationale de l'Energie (AIE), qui défend les intérêts des pays industrialisés, a relevé ses prévisions de la consommation mondiale à 86,9 millions de barils par jour (mbj) en 2008.
Pour 2009, l'AIE anticipe également une progression de 1,1% à 87,7 mbj de la demande, tirée par les pays émergents.
A l'inverse, les stocks mondiaux de brut sont à la peine.
Le département américain à l'Energie (DoE) a annoncé mercredi une forte chute des réserves de brut américaines la semaine dernière, tandis que les stocks des pays développés de l'OCDE sont de moitié moindres que leur niveau habituel à cette période de l'année, selon l'AIE.
Le 3 juillet, le baril d'or noir était monté à 145,85 dollars à New York, un record absolu.
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| Publié le: 10/07/2008 à 20:15:49 GMT |
Source : AFP |
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