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Le président vénézuélien Chavez accuse la Colombie de vouloir déclencher une guerre
Le président vénézuélien Hugo Chavez, le 29 avril 2008 à Caracas (© AFP/Presidencia Miraflores/Archives)
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CARACAS (AFP) - Le président vénézuélien Hugo Chavez a affirmé dimanche que le gouvernement colombien tentait de provoquer le Venezuela pour déclencher une guerre et justifier une intervention des Etats-Unis.
"J'alerte le continent, le peuple vénézuélien, les forces armées, sur l'intention du gouvernement de la Colombie de nous provoquer pour déclencher une guerre", a déclaré M. Chavez au cours de son émission radiotélévisée hebdomadaire "Alo Presidente".

Selon lui, "le gouvernement de Colombie est capable de provlquer une guerre contre le Venezuela pour justifier l'intervention des Etats-Unis au Venezuela".


"Cela est planifié, cela se produirait à partir des Etats de Zulia et de Tachira (dans l'ouest du Venezuela, ndlr). (...) Ce serait une guerre dans laquelle les paramilitaires joueraient un rôle de pénétration et de renseignement", a affirmé M. Chavez.

S'adressant au président colombien Alvaro Uribe, il a lancé: "Président Uribe, demandez-vous bien jusqu'où cela peut aller, je vous lance publiquement un appel à la réflexion".

M. Chavez a lancé de violentes attaques verbales contre le président colombien. "Uribe est un irresponsable, un redoutable irresponsable, je ne sais pas comment il peut être président d'un pays. C'est un menteur, un manipulateur", a-t-il déclaré.

"Uribe est très dangereux", a poursuivi M. Chavez, l'accusant d'avoir été "l'ami de Pablo Escobar Gaviria", le chef du trafic de drogue abattu en 1993 par les forces spéciales colombiennes.

Plus tôt dimanche, au cours d'une cérémonie devant le haut commandement de l'armée, M. Chavez a accusé l'opposition vénézuélienne d'avoir des visées séparatistes dans certains Etats de l'ouest du pays, en liaison avec des intérêts étrangers.

Debout en présence des chefs de l'armée, M. Chavez, la main levée, a déclaré: "Devant les prétentions de l'impérialisme nord-américain, de l'oligarchie vénézuélienne et de mouvements qui tentent d'encourager le séparatisme, nous jurons de défendre de notre vie l'intégrité de la patrie".

Son discours, prononcé dans l'Etat de Zulia, a été diffusé au cours de l'émission "Alo Presidente".

"La patrie est une ou elle n'est rien. La patrie, le socialisme ou la mort ! Nous vaincrons !", a lancé le président. "Ce serait une cause de guerre si quelqu'un venait ici pour tenter de diviser le Venezuela. Nous avons une seule patrie libre et souveraine", a-t-il insisté.


La semaine dernière, M. Chavez a affirmé que l'opposition vénézuélienne comptait remporter les élections régionales de novembre prochain dans cinq Etats de l'ouest du Venezuela (Zulia, Merida, Apure, Barinas et Tachira) afin d'y promouvoir des statuts autonomistes, à l'exemple de ce que veulent faire en Bolivie les autorités de la province de Santa Cruz.

Ces propos de M. Chavez ont été tournés en dérision par le gouverneur de l'Etat de Zulia, Manuel Rosales, qui a déclaré qu'il s'agissait d'"un accès lunatique" du président vénézuélien et que le prétendu plan sécessionniste au Venezuela existait "uniquement dans son esprit".

Actuellement, sur les 24 Etats que compte le Venezuela, seuls deux sont gouvernés par l'opposition, Zulia, dans l'ouest, et Nueva Esparta, dans le nord-est.

Publié le: 11/05/2008 à 21:36:19 GMT Source : AFP
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