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Postes européens : les femmes donnent de la voix, l'incertitude grandit
La commissaire européenne à la Concurrence Neelie Kroes, le 13 mai 200ç à Bruxelles (© AFP/Archives - Dominique Faget)
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BRUXELLES (AFP) - La pression monte en Europe pour nommer une femme à l'un des postes dirigeants de l'UE en jeu, celui de président ou celui de chef de la diplomatie, ajoutant à l'incertitude sur l'issue des tractations trois jours avant un sommet appelé à trancher.
Actuellement, une vingtaine de noms circulent pour les deux fonctions, a révélé lundi le ministre finlandais des Affaires étrangères, Alexander Stubb, en marge d'une réunion des chefs de la diplomatie européens à Bruxelles.

"Plusieurs candidatures surprises sont apparues ces derniers jours", a précisé son homologue italien Franco Frattini.


Pour le moment, c'est un homme, le Belge Herman Van Rompuy, qui est considéré comme favori pour présider l'UE.

Mais, profitant de la confusion grandissante dans les tractations, trois femmes occupant des postes clés de l'UE ont jeté lundi un pavé dans la mare.

"Il est temps de transformer les paroles en actes en nommant des femmes à des fonctions dirigeantes de l'UE", écrivent la commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes, la vice-présidente de la Commission, Margot Wallström et la vice-présidente du Parlement européen, Diana Wallis, dans une lettre publiée lundi par le Financial Times.

Elles ont reçu le soutien de la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner, qui a souhaité que "des femmes qualifiées" accèdent aux postes à responsabilité.

Et au Parlement européen, des députées des groupes vert, socialiste et conservateur préparent un appel pour "plus de femmes aux postes de premier plan de l'UE", regrettant qu'à l'heure actuelle, seuls trois des 27 pays européens ont proposé une femme pour siéger à la Commission, contre 8 actuellement.

Selon Alexander Stubb, les Européens auraient "l'air un peu ridicules" s'ils ne parvenaient pas à nommer une femme.

La ministre suédoise aux Affaires européennes, Cecilia Malmström, dont le pays préside l'UE, s'est dite favorable à la nomination d'une femme.

"Mais il y a très peu de femmes nominées et si vous regardez la liste (de noms qui circulent) il y a peu de femmes qui ont été ministre des Affaires étrangères ou Premier ministre" et pourraient donc répondre aux critères demandés, a-t-elle remarqué.

L'ex-présidente lettone, Vaira Vike-Freiberga, est la seule candidate déclarée et elle n'est pas favorite.

Côté masculin, outre M. Van Rompuy et Tony Blair, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, le Néerlandais Jan Peter Balkenende, ou encore l'ancien chancelier autrichien Wolfgang Schüssel font figure de candidats sérieux.

Une solution alternative serait de nommer une femme au poste de Haut représentant, suite au retrait du favori britannique David Miliband, à l'instar de sa compatriote Catherine Ashton, commissaire européenne au Commerce.

"Elle n'a pas d'expérience en politique étrangère mais c'est une femme apte, qui apprend vite", indique un haut responsable de la Commission. Mais elle n'a pas été ministre des Affaires étrangères, pas plus que la ministre grecque de l'Education, Anna Diamantopoulou, dont le nom est également évoqué.

En principe, la droite européenne se réserve la présidence de l'UE, tandis que la gauche demande le portefeuille de Haut représentant aux affaires étrangères.

"Mais tout est possible, y compris inverser les règles", a reconnu lundi M. Frattini. Le gouvernement espagnol "travaille pour qu'un socialiste" décroche le poste de président, selon une source diplomatique.

"Rien n'est décidé tant que tout n'est pas décidé", a prévenu le chef de la diplomatie suédoise Carl Bildt. Le sommet pourrait durer jusqu'à vendredi matin, selon des diplomates.

Publié le: 16/11/2009 à 17:37:19 GMT Source : AFP
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