| Platini: "Protéger la formation et créer un fair-play financier" |
| MONACO (AFP) - Michel Platini, président de l'UEFA, a défini jeudi à Monaco des axes de travail pour l'avenir, dont deux "majeurs", "protéger la formation des jeunes" et "créer un fair-play financier", arguant qu'il n'est pas sain qu'un club "puisse gagner à crédit" sur la scène européenne. |
. Protection de la formation des jeunes
"L'interdiction du transfert des mineurs est reconnue par les familles du football, mais il y a un problème légal: On ne peut plus obliger un jeune à signer son premier contrat dans le club qui l'a formé. Mais il existe des solutions. Exiger de plus grosses indemnités en cas départ. Ou demander une période de stabilité, avec un jeune qui viendrait à 13-14 ans dans un club et serait obligé d'y rester jusqu'à 18 ans. C'est une contrepartie qui me va. La Fifpro (syndicat international des joueurs professionnels) est d'accord pour limiter le nombre de contrats +pros+ dans les clubs professionnels, par exemple à 25, mais en sachant que tout ce qui relève de la formation au club n'entrerait pas là dedans (dans ce quota)."
. Fair-play financier, DNCG européenne
"Il faut empêcher les déficits des clubs. Ce n'est pas une attaque contre les clubs anglais mais contre une forme de tricherie. Si les clubs n'ont pas l'argent, ils ne peuvent pas avoir les joueurs. J'ai des valeurs: On ne peut pas gagner à crédit. On va travailler avec des experts pour créer une DNCG (organisme de contrôle de gestion des clubs) européenne pour protéger tout le monde. Il y aurait une commission financière indépendante au sein de l'UEFA. Je ne vais pas contrôler la Ligue française ou roumaine, mais je veux qu'un club qui vient jouer une compétition européenne soit +clean+, en équilibre financier."
. Projet d'un passage de l'Euro de 16 à 24
"On verra si ce sera accepté au comité exécutif de Bordeaux les 25 et 26 septembre. Je ne vois pas une différence de qualité entre 16 et 24. A 32 pays, oui, la qualité de l'épreuve baisse, à 24 non. Il y a des pays moyens qui veulent se qualifier pour un Euro et qui souffrent quand ils n'y arrivent pas. Pour ces pays, en cas de non-qualification, le football repart à zéro. La compétition passerait de 31 à 51 matches, soit une semaine en plus, soit un tournoi passant de trois à quatre semaines. Au départ, je n'étais pas du tout convaincu. Je me suis fait une idée avec le temps et avec l'Euro-2008. Certains disent qu'on avait les 16 meilleurs. Mais est-ce que ceux qui n'étaient pas à l'Euro-2008 comme l'Angleterre, l'Ukraine ou le Danemark ne méritaient pas d'être là? Je pense que, sincèrement, il y a plus que 16 bonnes équipes pour un championnat d'Europe."
. Arbitrage à cinq
"Je pousse pour un arbitrage à cinq. Nous devons intensifier les tests. J'ai proposé au président de la FIFA (M. Blatter) une expérimentation sur les compétitions de jeunes de l'UEFA. Je ne pense pas que les arbitres ne soient pas honnêtes et ne soient pas justes. Mais on est le sport avec le moins d'arbitres et avec le pus grand terrain! L'idée, c'est, un arbitre central, deux assistants, et deux additionnels, qu'ils aient un drapeau ou pas, qu'ils soient dans les 18 mètres ou en dehors, il faut travailler là dessus. Je pense qu'il faut les mettre à cinq quand la télévision retransmet les matches."
. Combattre la violence
"Quand il y a eu des incidents avec Rome en Ligue des champions (entre supporters de AS Rome et de Manchester United), on a dit +si ça continue, on retirera à Rome la finale de la Ligue des champions (prévue au printemps 2009)+ et, comme par hasard, il n'y a plus eu d'incidents. Dès qu'on veut faire quelque chose, on peut le faire. C'est un exemple. Il n'y a pas d'ultimatum sur la prochaine finale de Coupe d'Europe à Rome."
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| Publié le: 28/08/2008 à 16:27:26 GMT |
Source : AFP |
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