Maroc

Portail Maroc

Peter Hartz, l'ancien DRH de Volkswagen, jugé en Allemagne pour corruption Atlasvista Maroc
Recherche avancée

Maroc Annonces

Maroc Rencontres

Maroc Blogs

Actualité Actualité
Communauté Communauté
Pratique Pratique
Agenda
Agenda vide
Dossiers Dossiers
Horaires
Gare de Départ
Gare d’arrivée
Rencontres
Je suis
Je cherche
entre et

Fils RSS de AtlasVista
Fils RSS AtlasVista

 
Envoyer cette article à un(e) ami(e)
Votre nom :*
Votre E-mail :
E-mail du destinataire :*
Votre message :
Veuillez copier le code ci-contre : *
*champ obligatoire
Monde » Economie / Finances Monde » Economie / Finances
Peter Hartz, l'ancien DRH de Volkswagen, jugé en Allemagne pour corruption
FRANCFORT (AFP) - L'ancien directeur des ressources humaines de Volkswagen a dû rendre des comptes devant la justice mercredi dans une vaste affaire de corruption, mêlant prostituées et pots-de-vin, qui a mis en lumière de graves problèmes de gestion chez le constructeur allemand.
A son arrivée au tribunal de Brunswick (nord), Peter Hartz a eu droit à un traitement spécial. "Canaille", "social-traître", ont hurlé une dizaine de militants d'une association de chômeurs.

L'ancien DRH âgé de 65 ans s'est fait un nom chez Volkswagen en sauvant près de 30.000 emplois dans les années 1990 grâce à une organisation révolutionnaire du temps de travail.


Intime du chancelier Gerhard Schröder, M. Peter Hartz a ensuite donné son nom à une série de réformes profondes du marché du travail sous la dernière législature de gauche. La dernière loi, dite "Hartz IV", a entraîné une forte baisse des allocations chômage, d'où son impopularité auprès des demandeurs d'emploi.

M. Hartz est officiellement inculpé pour "abus de confiance" et "traitements de faveur". Concrètement, il est soupçonné d'avoir mis en place un vaste système de corruption pour acheter la paix sociale dans l'entreprise.

Pendant de longues années, la direction des ressources humaines aurait entretenu une caisse noire pour payer des prostituées ou des voyages exotiques aux représentants du personnel.

Principal bénéficiaire des largesses de la DRH, le président du comité d'entreprise, Klaus Volkert, aurait touché près de deux millions d'euros de primes injustifiées.

Le scandale a fait la une de la presse allemande, qui a évoqué en long en large et en travers les détails les plus croustillants. M. Hartz aurait lui-même participé à plusieurs parties fines à Brunswick dans une maison close baptisée "Sexworld" et au "Lapa Palace", un des plus beaux hôtels de Lisbonne. Costume noire, cravate bleue: malgré les soupçons qui pèsent sur lui, M. Hartz avait l'air plutôt détendu mercredi. Au maximum, l'ex-dirigeant risque seulement deux ans de prison avec sursis et une forte amende. Le jugement est attendu le 25 janvier.

Le procureur, Hildegard Wolff, a en effet accepté de ne pas mentionner l'existence de prostituées dans l'acte d'accusation. En échange, l'accusé a passé des aveux complets sur les autres faits qui lui sont reprochés.

"Mon client avoue tous les actes évoqués dans l'acte d'accusation. Il reconnaît avoir commis des actes hors du cadre de la loi et donc répréhensibles", a déclaré l'avocat de M. Hartz, Egon Müller, lors de l'audience.

La dimension la plus intéressante de "l'affaire Volkswagen" est sans doute économique et sociale. Les dérives chez le constructeur ont mis en lumière les limites du système dit de "cogestion" en Allemagne, qui accorde des pouvoirs très importants aux représentants des salariés dans l'entreprise.

Chez Volkswagen comme dans les autres grands groupes allemands, les représentants du personnel contrôlent la moitié des mandats au conseil de surveillance et pèsent sur toutes les grandes décisions.

Les libéraux du FDP et une partie de la droite conservatrice (CDU/CSU) ont profité du scandale pour demander une réforme profonde du système, en affirmant que les dérives n'auraient pas eu lieu si les syndicats avaient eu moins de pouvoirs.

Mercredi, l'avocat de M. Hartz a défendu les vertus du dialogue social. "Le directoire et le comité d'entreprise ont toujours travaillé main dans la main pour le bien de l'entreprise et des salariés", a-t-il expliqué. "Mais ce climat de confiance mutuelle avait aussi des inconvénients", notamment parce qu'il n'y avait aucun contrôle sur les dépenses, a-t-il reconnu.

Publié le: 17/01/2007 à 17:27:14 GMT Source : AFP
Envoyer l'article à un ami
Envoyer
Format PDF
PDF
Vesion imprimable
Imprimer
A lire aussi

» Wall Street ouvre en hausse, dopée par Facebook

» Le marché automobile français commence mal l'année

» Un fournisseur de Vuitton va reprendre l'usine Lejaby...

» Bruxelles oppose son veto à la fusion de NYSE Euronext...

» Le Portugal obtient un répit mais les craintes d'une...

Suite »

Ressources web

» Bourse de Casablanca

» Bank Al-Maghreb

» Banque africaine de développement

» Ministère des finances et de la privatisation

Sondage...
Emprunter l'identité d'une célébrité ou d'une personnalité politique sur des sites Web de réseau social (ex : Facebook) est selon vous:
 Une usurpation d'identité passible de peine de prison  
 Un acte tout à fait habituel et très répandu. Où est le mal ?  
© 2001- 2020 AtlasVista Maroc
Hébergement: Heberjahiz