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OGM: vers l'activation de la clause de sauvegarde, colère des partisans
PARIS(AFP) - Nicolas Sarkozy devrait déclencher rapidement la clause de sauvegarde permettant à la France de suspendre la culture du maïs OGM MON 810 , sur la base "d'éléments scientifiques nouveaux" mis en avant par les experts de la Haute autorité provisoire.
Nicolas Sarkzoy a indiqué jeudi qu'il prendrait sa décision "dans les tout prochains jours", mais la colère grondait jeudi chez les partisans des cultures génétiquement modifiées.

En remettant mercredi soir son avis au gouvernement, le président du Comité de préfiguration de la Haute Autorité, le sénateur de la Manche Jean-François Le Grand (UMP), a rappelé les termes de sa mission: "réévaluer les risques et bénéfices pour l'environnement et la santé publique" présentés par le MON810, le seul OGM cultivé en France .


Composé d'une quinzaine de chercheurs et d'autant de représentants des cultivateurs, semenciers et associations, le comité s'est appuyé sur les travaux scientifiques publiés récemment, notamment en 2006 et 2007, donc indisponibles lorsque l'Union européenne a autorisé en 1998 la culture du MON810.

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"Ces travaux introduisent un doute très légitime", justifie un des membres de la Haute autorité, l'écologiste du CNRS Yvon Le Maho, membre de l'Académie des Sciences. "Je n'avais pas d'idée préconçue, ni pour ni contre (les OGM). Mais vis-à-vis des générations futures, on ne peut pas prendre de tels risques", jugeait-il jeudi.

"Les études réalisées par le passé sur des rats nourris 90 jours avec des OGM ne répondaient pas aux critères permettant de dire s'il y a un effet ou non. Or on est en droit d'attendre pour les OGM des tests comme on en fait pour les pesticides", estime-t-il.

Le comité avance notamment "la caractérisation de la dispersion du pollen sur de grandes distances", donc le risque de dissémination accidentelle des OGM, parfois sur plusieurs dizaines de kilomètres comme observé au Canada, et aussi dans les sols, les sédiments et les cours d'eau, exposant les insectes et les animaux aquatiques, avec des conséquences sur leur développement et leur croissance."

"Contrairement à ce qui a été dit, concernant une dissémination purement locale, on a vu des pollens emmenés dans les cours d'eau sur des dizaines de km", relève M. Le Maho.

"A partir du moment où on est en milieu ouvert, il ne peut pas y avoir d'étanchéité, donc de cultures sans OGM", affirme Gilles Eric Seralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen, ancien membre de la précédente Commission d'évaluation (Commission du génie biomoléculaire).

Certes, répond Antoine Messéan, chercheur à l'INRA (Institut national de la rceherche agroomique), qui siège à la Haute Autorité mais juge que ses conclusions ne suffisent pas à déclencher la clause de sauvegarde.

"Le fait qu'il y ait dissémination du pollen, en tant que tel, ne peut pas être mis en avant dans une clause de sauvegarde". Or, poursuit-il, "ce n'est pas en soi un problème environnemental mais un problème économique" (pour les agriculteurs conventionnels ou bio dont les champs sont contaminés).

De son côté, l'Association française pour l'information scientifique pointe des "arguments qui, sans être erronés, sont approximatifs dans la formulation et incomplets sur le fond" et ne "justifient pas scientifiquement" la suspension du MON810.

Le débat gagne les élus: le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a contesté l'avis de la Haute autorité, réclamant des décisions basées sur "de véritable conclusions scientifiques". Une "charge déplacée", selon le député PS du Gers Philippe Martin, qui représente les départements à la Haute autorité.

Publié le: 10/01/2008 à 18:11:53 GMT Source : AFP
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