| Maroc: quatre terroristes présumés déférés devant la justice |
| RABAT (AFP) - Quatre personnes soupçonnées d'appartenir à une cellule terroriste opérant entre l'Espagne et le Maroc, dont le démantèlement a été annoncé vendredi, ont été déférées lundi devant le procureur général près du tribunal antiterroriste de Salé, a-t-on appris de source officielle. |
Selon le ministère de l'Intérieur, cette cellule -proche de la mouvance radicale Salafiya Jihadia- était dirigée par Abdellah Ahram, également connu sous le nom d'Abou Yassine. Trois des cinq personnes interpellées vendredi sont des frères, Espagnols d'origine marocaine, a-t-on précisé de même source.
Les quatre individus déférés lundi devant le parquet de Salé (ville-jumelle de Rabat) ont été accusés de "constitution d'une bande criminelle, préparation d'actes terroristes, collecte de fonds pour leur utilisation dans des actes terroristes, trafic de drogue, vol de voitures et falsification de documents des véhicules".
Leurs identités n'ont pas été communiquées et le sort de la cinquième personne dont l'arrestation avait été annoncée vendredi n'a pas été précisé.
Tous les quatre devaient être présentés lundi au juge d'instruction chargé des affaires de terrorisme à Salé.
Une source proche des services de sécurité avait indiqué vendredi que les membres du réseau se livraient au trafic de drogue à destination de l'Espagne ainsi qu'à la falsification de documents de véhicules qu'ils mettaient en vente au Maroc.
Le démantèlement de cette cellule a permis la saisie de 3 véhicules immatriculés à Ceuta (Sebta pour les Marocains) ainsi qu'un important lot de documents et de supports audio à caractère islamiste incitant au jihad (guerre sainte), légitimant les opérations suicide et l'exécution d'otages détenus par Al Qaida, avait-on ajouté de même source.
Abou Yassine est né en 1975 à Tétouan (nord du Maroc). Il avait déjà été arrêté au Maroc en 2006 dans le cadre du démantèlement de la cellule Ansar El Mahdi (Les partisans d'El Mahdi, ndlr: l'un des compagnons du prophète Mahomet) de Hassan Khattab.
Condamné à 2 ans de prison, Abou Yassine avait été libéré en juillet 2008 et s'était employé à constituer cette cellule à Ceuta, selon la même source. Cette affaire a mis en évidence la reconversion de certains activistes islamistes radicaux dans la criminalité organisée.
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| Publié le: 29/06/2009 à 15:42:10 GMT |
Source : AFP |
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