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Le Maroc entre dans une phase de normalisation de son processus démocratique
RABAT (MAP) - Les élections législatives du 7 septembre ont marqué, de l'avis des observateurs nationaux et internationaux, ""l'entrée du Maroc dans une phase de normalisation"" de son processus démocratique, a affirmé mardi M. Khalid Naciri, directeur de l'Institut supérieur de l'Administration (ISA).
La crédibilité et la régularité des élections du 7 septembre ont été en effet soulignées par des observateurs nationaux et étrangers, selon lesquels le scrutin a été transparent, serein et libre, a-t-il dit.

Intervenant en tant que contradicteur lors d'un dîner-débat sur ces élections, initié par la Revue Marocaine d'Administration Locale et de Développement, M. Naciri a indiqué que la démocratie marocaine est le grand gagnant de ce scrutin.


Revenant sur le taux de participation (37 pc) à ces élections, M. Naciri a estimé que la désaffection des électeurs est une responsabilité partagée de l'Etat, des partis politiques et de la société civile, qui n'ont pas réussi dans leurs efforts de mobilisation et de motivation des électeurs.

Pour ce qui est du mode de scrutin à la proportionnelle au plus fort reste, retenu pour le scrutin du 7 septembre, il est le plus valable en l'état actuel des choses, a-t-il estimé, écartant l'hypothèse selon laquelle ce mode serait à l'origine de la balkanisation du paysage politique marocain qui compte 33 partis politiques ayant participé aux élections du 7 septembre.

Selon M. Nadir Moumni, professeur à la faculté de Droit de Rabat-Souissi, le mode de scrutin ne suffit pas à lui seul pour expliquer cette balkanisation et encore moins les résultats obtenus.

Pour sa part, M. Doukkali Bentalha, professeur à la faculté de Droit de Marrakech a axé son intervention sur le faible taux de participation aux élections du 7 septembre, qui traduit, selon lui, la désaffection des citoyens de l'action politique.

Pour la majorité des électeurs, il n'y a pas de grande différence entre les partis politiques, dont les programmes s'inspirent, selon eux, de la politique poursuivie dans le pays, a-t-il ajouté.

De son côté, M. Ahmed Hadrami, professeur à la faculté de Droit de Meknès, a indiqué que le découpage électoral et le mode de scrutin n'ont facilité la tâche ni aux électeurs, ni aux partis politiques, qui n'ont pas été tous en mesure de couvrir toutes les circonscriptions. Il a également estimé que de nombreux électeurs, en particulier ceux qui ne savent ni écrire ni lire n'ont pas su voter.

M. Abderrahim El Manar Esslimi a, quant à lui, mis en exergue les progrès réalisés en matière d'organisation, notant que le scrutin s'est déroulé dans un climat de liberté et de transparence.

Ont assisté à cette rencontre, organisée avec le concours de la Fondation Hanns Seidel, des représentants des différentes formations politiques, des acteurs de la société civile, des magistrats, des avocats, des cadres administratifs et des journalistes.
Publié le: 26/09/2007 à 11:51:27 GMT Source : MAP
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