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Marc Minkowski, un maître baroqueux chez Wagner
PARIS (AFP) - "Les Fées" se penchent sur le parcours de Marc Minkowski: ce chef d'orchestre d'obédience baroque donnera vendredi en création scénique française le premier opéra achevé de Richard Wagner (1813-1883), compositeur qui pourrait être très présent à l'avenir dans son agenda.
Composé en 1833, "Die Feen" ("Les Fées") n'a connu sa première représentation qu'en 1888, cinq ans après la mort du compositeur. En France, seule une interprétation par la Radio (1968) est connue des spécialistes.

"Les Fées" connaîtront donc leur baptême scénique français à partir de vendredi soir, et jusqu'au 6 avril, au Théâtre du Châtelet à Paris. La mise en scène est assurée par l'Espagnol Emilio Sagi, qui a traité dans un esprit pop à la Jeff Koons cette histoire d'amour contrarié entre un prince (Arindal) et une magicienne (Ada), sur fond de confrontation entre chevaliers et fées.


Pour diriger en fosse cette féerie comme le Châtelet les aime, le directeur du théâtre Jean-Luc Choplin a choisi Marc Minkowski. Acteur du renouveau de la musique ancienne depuis un quart de siècle, ce chef de 46 ans a certes élargi son répertoire (Bizet, Debussy, Offenbach...) bien au-delà des terres baroques et classiques (Haendel, Mozart, Rameau, etc.) qui ont fait sa renommée.

Mais Wagner ? Les lyricomanes ne lui connaissent qu'un "Vaisseau fantôme" dirigé il y a plus de dix ans (1997).

Or, sans le dire, "Les Fées" le hantaient. "C'est un ouvrage que j'observe depuis très longtemps. Je m'intéresse beaucoup au jeune Wagner", explique à l'AFP Marc Minkowski, admiratif devant ce "cocktail de Weber, Marschner, Beethoven, Meyerbeer et Bellini".

Du Wagner avant Wagner, en somme? "Minko" nuance: "Wagner, on le reconnaît constamment dans cette oeuvre. Il y a là une force surnaturelle, une pensée cathédralesque, l'esprit d'un jeune homme de 20 ans qui ne peut être que Richard Wagner. Il n'y a que lui qui puisse écrire des rôles aussi monstrueux, aussi délirants de lyrisme. On a là un ténor et une soprano qui sont des super-héros lancés au-delà de leurs limites vocales et dramatiques".

Wagner, heureusement, n'allait pas s'arrêter en si bon chemin. Et Minkowski? "Cette production est l'aboutissement de ma fréquentation de l'opéra romantique, et un levier vers l'oeuvre de Wagner", reconnaît-il, en soulignant que "l'univers wagnérien est l'un des plus fascinants pour un chef, avec celui de Mozart".

"On dit toujours: +Minkowski fait trop de choses, il ne refuse rien+. Mais j'ai quand même opposé deux refus qui m'ont coûté: +Tristan et Isolde+ à Dortmund (Allemagne) et +La Tétralogie+ à Adélaïde (Australie)", souligne-t-il.

Aujourd'hui, l'ancien bassoniste se "sent prêt" pour ces chefs-d'oeuvre wagnériens de la maturité, avec les instruments anciens de ses Musiciens du Louvre.

"J'ai envie d'ouvrir une voie pleine d'humilité et de curiosité, de chercher ce qui fait la quintessence du compositeur. L'orchestre de son temps n'était pas tonitruant et massif mais imposant et chantant", soutient Marc Minkowski.

Le maître baroqueux "souhaite restaurer le lyrisme vocal et orchestral chez Wagner, qui est souvent balayé, et trouver des artistes qui sont capables de chanter Mozart, Wagner et Bellini".

"Notre identité sonore n'est pas meilleure (que d'autres, NDLR), mais légitime", fait-il valoir, comme pour devancer les critiques de ceux qui pourraient lui reprocher un Wagner "light".

Publié le: 25/03/2009 à 11:34:06 GMT Source : AFP
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