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Malawi: deux leaders de l'opposition condamnés pour sédition
Carte du Malawi (© AFP/Infographie)
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BLANTYRE (Malawi) (AFP) - Deux leaders de l'opposition ont été condamnés mardi par la justice du Malawi à 20 mois de prison pour sédition et incitation à la violence avant les élections générales qui se sont déroulées en mai.
La condamnation a été prononcée par un tribunal de Zomba, une ville située à 70 km au nord de Blantyre, la capitale économique du Malawi. C'est la première condamnation pour sédition depuis 1993.

Hophmally Makande du Front démocratique uni (UDF), dirigé par l'ex-président Bakili Muluzi (1999-2004), avait déclaré lors d'un rassemblement en mars que le parti "prendrait la loi dans ses propres mains" si l'ancien chef de l'Etat et opposant n'était pas autorisé à se présenter à l'élection présidentielle.


Kamlepo Kalua, à la tête du Parti démocrate du Malawi, une petite formation politique, a été condamné pour avoir déclaré au cours du même rassemblement: "Nous ne pouvons pas craindre la police, nous ne pouvons pas craindre Bingu", en référence au président Bingu wa Mutharika.

Les discours avaient été diffusés sur Radio Joy, propriété de Bakili Muluzi.

Dans son jugement, le juge Nyakwawa Usiwa Usiwa a estimé que ces déclarations étaient "émotionnelles et avaient pu inciter les gens à la violence et à se mettre en colère contre le président".

Selon lui, les propos tenus par M. Makande "étaient destinés à plonger le pays dans l'anarchie".

Les deux leaders ont été condamnés à 20 mois de prison assortis de travaux forcés.

Bob Chimkango, un avocat de la défense, a indiqué qu'il allait faire appel de la condamnation.

Il s'agit de la première condamnation de leaders politiques depuis l'élection du président Mutharika en 2004. En mai, M. Mutharika a été réélu et son parti a obtenu la majorité absolue au parlement.

Publié le: 10/11/2009 à 12:16:56 GMT Source : AFP
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