Maroc

Portail Maroc

A Madagascar, la survie de la forêt entre les mains des cultivateurs Atlasvista Maroc
Recherche avancée

Maroc Annonces

Maroc Rencontres

Maroc Blogs

Actualité Actualité
Communauté Communauté
Pratique Pratique
Agenda
Agenda vide
Dossiers Dossiers
Horaires
Gare de Départ
Gare d’arrivée
Rencontres
Je suis
Je cherche
entre et

Fils RSS de AtlasVista
Fils RSS AtlasVista

 
Envoyer cette article à un(e) ami(e)
Votre nom :*
Votre E-mail :
E-mail du destinataire :*
Votre message :
Veuillez copier le code ci-contre : *
*champ obligatoire
Monde Monde
A Madagascar, la survie de la forêt entre les mains des cultivateurs
ANJOZOROBE (AFP) - A Madagascar, île à l'écosystème unique au monde mais ravagée par la déforestation, des paysans commencent à respecter la nature malmenée en échange de revenus générés par le tourisme et une agriculture respectueuse de l'environnement.
Dans les collines d'Anjozorobe, situées à une centaine de kilomètres au nord-est de la capitale Antananarivo, la douzaine d'espèces de lémuriens, les 550 espèces végétales et la qualité de l'eau sont menacées par la disparition de la forêt primaire.

Mais depuis 2004, une organisation non-gouvernementale (ONG) malgache, Fanamby, y a lancé un projet qui tente d'associer conservation de l'environnement et développement économique, grâce à un financement du Fonds environnemental mondial (FEM) et du Fonds mondial pour la nature (WWF).


"Il s'agit de donner aux paysans des alternatives à l'exploitation directe de la forêt, qu'ils coupent pour faire du bois de chauffe et des meubles", explique le secrétaire exécutif de Fanamby, Serge Rajaobelina.

Le projet prévoit notamment une production de qualité de l'écrevisse, qui se vend à bon prix dans les restaurants d'Antananarivo, la production à terme de riz bio et la construction de routes pour acheminer les touristes vers des "sites écotouristiques", d'où partent des sentiers pour observer lémuriens et oiseaux rares.

"On a reconstruit la route qui mène de Anjozorobe à Andreba (9 km) et il va vite y avoir des rentrées d'argent grâce aux touristes et aux écrevisses", espère Richard, paysan d’une trentaine d’années qui "veut avoir confiance dans l'avenir".

L'ONG table beaucoup sur le tourisme dans ce pays doté d'importantes richesses naturelles mais l'un des plus pauvres au monde.

A Andreba, sept chalets sur pilotis destinés aux touristes ont été récemment construits face à la forêt, en surplomb de rizières. Les communautés locales et le FEM ont contribué au financement du projet. Les bénéfices reviendront au fokontana (plus petite circonscription administrative) et aux associations locales.

Des visites régulières de Fanamby sur le terrain ont permis d'impliquer environ 30.000 paysans dans la préservation de la nature.

"Nous avons réalisé la valeur du trésor que nous possédons", assure le chef local, Rakotondrafara, qui devra gérer les bénéfices du site, notamment pour reconstruire l'école ou la route.

Mais plus que des discours, le succès de quelques projets lancés par l'ONG est le meilleur moyen de convaincre la population de s'y associer.

Fanamby a ainsi réussi à réunir les petits producteurs locaux de gingembre pour fournir 4,5 tonnes à un acheteur, alors que jusqu'à présent les paysans n'avaient pas de débouchés commerciaux.

"Nous avons permis l'association du secteur privé et des communautés qui n'auraient jamais eu accès à ce marché", explique Serge Rajaobelina, qui a pris en charge l'acheminement de la cargaison.

"Cette opération a été très bénéfique car elle a montré l'efficacité du projet et renforcé la confiance des paysans", se réjouit le directeur régional de l'ONG, Vonjisoa Rasoloarison.

Dans ce contexte, la population d'Anjozorobe commence à s'impliquer dans la préservation d'une aire protégée de 52.200 hectares englobant forêt et rizières.

Pour preuve: des paysans, qui ont le droit de couper du bois selon un plan d'aménagement et de gestion élaboré avec Fanamby, ont récemment arrêté une personne en train de couper illégalement des arbres.

Publié le: 30/09/2006 à 17:22:23 GMT Source : AFP
Envoyer l'article à un ami
Envoyer
Format PDF
PDF
Vesion imprimable
Imprimer
A lire aussi

» La Belgique est officiellement entrée en récession

» Sénégal: l'opposition promet une "nouvelle stratégie",...

» Russie: Poutine prêt à un deuxième tour, même s'il...

» L'Europe toujours saisie par le froid, des dizaines de morts

» Tunisie: première visite de la directrice du FMI...

Suite »

Sondage...
Emprunter l'identité d'une célébrité ou d'une personnalité politique sur des sites Web de réseau social (ex : Facebook) est selon vous:
 Une usurpation d'identité passible de peine de prison  
 Un acte tout à fait habituel et très répandu. Où est le mal ?  
© 2001- 2018 AtlasVista Maroc
Hébergement: Heberjahiz