Maroc

Portail Maroc

Liban: le rôle de l'armée  en question après les violences Atlasvista Maroc
Recherche avancée

Maroc Annonces

Maroc Rencontres

Maroc Blogs

Actualité Actualité
Communauté Communauté
Pratique Pratique
Agenda
Agenda vide
Dossiers Dossiers
Horaires
Gare de Départ
Gare d’arrivée
Rencontres
Je suis
Je cherche
entre et

Fils RSS de AtlasVista
Fils RSS AtlasVista

 
Envoyer cette article à un(e) ami(e)
Votre nom :*
Votre E-mail :
E-mail du destinataire :*
Votre message :
Veuillez copier le code ci-contre : *
*champ obligatoire
Monde » Moyen Orient Monde » Moyen Orient
Liban: le rôle de l'armée en question après les violences
Des soldats libanais se redéploient dans Tripoli, dans le nord du Liban, le 12 mai 2008 (© AFP - Ramzi Haidar)
Cliquer pour agrandir
BEYROUTH (AFP) - En restant à l'écart des combats meurtriers de la semaine écoulée au Liban, l'armée a évité les scissions qui avaient précipité sa dissolution durant la guerre civile, mais a pris le risque de se discréditer en n'assurant pas la protection des citoyens.
"L'armée, c'est essentiellement la société libanaise en uniforme militaire", remarque Oussama Safa, directeur du centre libanais d'études politiques, en allusion à la mosaïque de communautés religieuses qui constitue le pays, et aux clivages avivés par les récentes violences.

Dans les années 80, en pleine guerre civile, les scissions au sein de l'armée libanaise avaient précipité son éclatement, puis la désintégration de l'Etat. Depuis la fin de la guerre en 1990, cette armée s'est reconstituée pour devenir une institution souvent présentée comme le seul pilier stable de l'Etat. Mais paradoxalement, cette armée de 60.000 hommes, faiblement équipée, est restée en retrait du principal conflit de ces dernières années, les combats de l'été 2006 entre le Hezbollah chiite et les forces israéliennes.

Et en 2007, il lui a fallu plus de trois mois d'une bataille acharnée et presque 200 soldats tués pour venir à bout des islamistes du Fatah al-Islam retranchés dans le camp palestinien de Nahr al-Bared, dans le nord du pays.

Pour le général à la retraite Wehbe Katicha, la crainte des scissions est exagérée et n'exonère pas les militaires de leur devoir de protection des citoyens."Rester neutre ne signifie pas ne pas assurer la sécurité publique", estime cet officier. "Qui protège les citoyens ordinaires qui ne sont alliés ni avec un côté, ni avec l'autre?, s'interroge-t-il. C'est là le devoir de l'armée". Selon lui, l'argument d'un risque d'éclatement n'est utilisé que comme une diversion. "Il est parfois préférable d'avoir la moitié de l'armée opérationnelle, plutôt qu'une armée entière paralysée", souligne-t-il.

Le sous-équipement de l'armée est également en cause. "Ils ont commencé la bataille de Nahr al-Bared avec seulement 300 obus d'artillerie en réserve. C'est moins que ne possède n'importe quelle milice", remarque Oussama Safa. "Ils n'ont pas d'équipements de base, comme des pneus pour les camions, des moyens de déplacement performants et rapides, des moyens de communication".

Lors des violences qui ont éclaté le 7 mai et les jours suivants, faisant 65 morts et 200 blessés à travers le Liban, l'armée est restée à l'écart des combats, ne prenant le contrôle du terrain qu'une fois disparus les militants armés pro et anti-gouvernement.

Et malgré l'annonce lundi que la force serait désormais utilisée contre toute présence de civils armés, les barrages routiers dressés par l'opposition sont restés en place. Par tradition, l'armée au Liban est chargée du maintien de l'ordre public, mais les leçons tirées de la guerre civile la tiennent à l'écart des luttes confessionnelles.

Cette fois pourtant, les images des hommes armés et masqués s'emparant de quartiers entiers de Beyrouth ouest, face à des soldats passifs, ont frappé l'opinion et fait monter la colère, au point de soulever des interrogations sur la neutralité même de l'armée.

L'annonce de lundi, remarque le général à la retraite Elias Hanna, a fait suite "à un feu vert de l'opposition pour agir contre les militants dans la rue". Mais cet accord, souligne-t-il, ne couvre pas d'autres violations de l'ordre public, comme les barrages.

"L'armée a été confrontée au problème crucial de son unité. Malheureusement, elle n'a pas pu défendre les citoyens qui ont payé de leur sang pour l'unité de l'armée", soulignait mardi le chef de la majorité antisyrienne, Saad Hariri.

Le rôle de l'armée a au contraire été salué par des représentants de l'opposition. Le chef chrétien Souleimane Frangié a ainsi affirmé que l'opposition serait satisfaite si le gouvernement démissionnait et remettait le pouvoir aux militaires.

Publié le: 15/05/2008 à 07:55:45 GMT Source : AFP
Envoyer l'article à un ami
Envoyer
Format PDF
PDF
Vesion imprimable
Imprimer
A lire aussi

» Le Hamas annonce la "suspension" des négociations avec...

» Israël: Olmert menace de raser les maisons d'auteurs

» Attentat à la pelleteuse: Israël veut détruire la maison...

» Accord sur l'échange de prisonniers entre Hezbollah et...

» Reportage de France 2 sur la mort d'un jeune...

Suite »

Sondage...
Emprunter l'identité d'une célébrité ou d'une personnalité politique sur des sites Web de réseau social (ex : Facebook) est selon vous:
 Une usurpation d'identité passible de peine de prison  
 Un acte tout à fait habituel et très répandu. Où est le mal ?  
© 2001- 2008 AtlasVista Maroc
Hébergement: Heberjahiz