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Liban: accord de sortie de crise, le président doit être élu dans les 24h
Le Premier ministre qatari, cheikh Hamad ben Jassem Al-Thani, le 15 mai 2008 à Beyrouth (© AFP/Archives - Hassan Ammar)
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DOHA (AFP) - Les deux camps rivaux libanais sont parvenus à un accord de sortie de crise au terme de plusieurs jours de tractations à Doha, a annoncé mercredi le Premier ministre qatari, cheikh Hamad ben Jassem Al-Thani, au cours d'une cérémonie officielle.
Selon cet accord, un nouveau président libanais sera élu "dans les 24 heures", a-t-il précisé.

Le texte interdit par ailleurs tout recours aux armes à des fins politiques.

Cette annonce intervient après six jours de tractations entre la majorité et l'opposition libanaises et repousse le spectre d'une guerre civile au pays du Cèdre.

Un autre délégué de l'opposition avait auparavant déclaré, sous couvert de l'anonymat, qu'un comité mixte formé pour aplanir les divergences entre les deux camps sur la loi électorale en prévision des législatives de 2009 était "sur le point de parvenir à un accord".

Les deux parties sont d'accord pour élire le chef de l'armée, le général Michel Sleimane, à la présidence de la République, un poste resté vacant depuis le départ en novembre du pro-syrien Emile Lahoud à la fin de son mandat.

La séance du Parlement chargée de l'élection du président a été reportée à 19 reprises depuis septembre 2007, exacerbant davantage la crise, qui a éclaté fin 2006 avec la démission des six ministres prosyriens du gouvernement de Fouad Siniora.

Le Parlement est en principe convoqué pour la 20e fois le 10 juin.

Les deux autres problèmes à résoudre concernaient la loi électorale et la répartition des postes ministériels dans un gouvernement d'union nationale.

Le Qatar, hôte de la conférence, avait formulé mardi une proposition pour l'élection immédiate du chef de l'Etat et la formation d'un gouvernement d'union nationale, reportant à une date ultérieure les discussions sur une nouvelle loi électorale.

Mais l'opposition avait refusé tout report de cette question de la loi électorale et exigé d'avoir "une minorité de blocage" au sein d'un gouvernement d'unité nationale.

Selon un délégué de la majorité, une deuxième proposition qatarie suggérait un retour à la loi électorale de 1960, qui n'est plus en vigueur, avec pour conséquence un nouveau découpage électoral, notamment à Beyrouth, le fief de la majorité parlementaire sunnite.

Majorité et opposition cherchent à s'assurer le plus grand nombre possible des 19 sièges de la capitale au Parlement, qui compte un total de 128 députés.


La crise politique avait dégénéré le 7 mai en affrontements violents entre factions rivales qui avaient fait 65 morts en une semaine.

Au cours de ces combats, le puissant mouvement du Hezbollah était parvenu à prendre le contrôle du secteur ouest de Beyrouth, fief des sunnites.

Le Qatar a suggéré d'inclure dans le communiqué final de la conférence de Doha une clause sur des garanties contre tout recours futur aux armes à des fins politiques internes.

Une controverse sur la question de l'armement du Hezbollah avait failli remettre en cause la conférence, lorsque des ténors de la majorité avaient exigé samedi de débattre de cette question. Le Qatar avait alors promis un compromis, mais le Hezbollah a exclu tout débat sur son armement.

Publié le: 21/05/2008 à 07:59:45 GMT Source : AFP
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