| Kaboul appelle la communauté internationale à combattre aussi la corruption |
| KABOUL (AFP) - L'Afghanistan a réitéré jeudi sa volonté de lutter contre la corruption, comme l'y incite fortement la communauté internationale, tout en appelant cette dernière à mieux contrôler la manière dont l'aide internationale est dépensée dans le pays. |
Ces derniers jours, des capitales occidentales, Washington en tête, ont multiplié les appels au président Hamid Karzaï, réélu à l'issu d'un scrutin marqué par des fraudes massives, pour que le prochain gouvernement s'attaque à la corruption endémique dans le pays, à tous les niveaux.
"Nous nous sommes engagés à lutter contre la corruption alors même que nous préparons la composition du nouveau gouvernement. Nous sommes sérieux dans cet engagement vis à vis de la communauté internationale", a déclaré jeudi un porte-parole de la présidence, Siamak Herawi.
"Mais en même temps, nous voulons que la communauté internationale fasse davantage pour éliminer la corruption qu'elle génère à travers l'aide qu'elle verse. Elle doit éliminer la corruption qui existe dans les systèmes actuels de contrats", a-t-il ajouté.
"La corruption entraînée par l'aide internationale affecte l'Afghanistan, le peuple afghan et l'administration afghane", a-t-il souligné.
Des organisations non-gouvernementales appellent régulièrement à davantage de transparence dans le processus d'attribution et d'utilisation des aides au développement en Afghanistan.
Le porte-parole a aussi appelé à l'accélération de la formation des forces de sécurité afghanes, alors que le président américain Barack Obama examine différentes options pour l'envoi de renforts en Afghanistan.
"Nous soutiendrons la décision qui sera prise par le président Barack Obama, quelle qu'elle soit. Au-delà des renforts américains, nous souhaitons une attention accrue sur l'entraînement et l'équipement des forces afghanes sur le long terme afin qu'elles soient capables d'être autonomes", a expliqué Siamak Herawi.
Le porte-parole a également réagi aux informations parues dans le Washington Post et le New York Times selon lesquelles l'ambassadeur américain à Kaboul, Karl Eikenberry, avait fait part à M. Obama de sa réticence au déploiement de renforts sans la preuve que le gouvernement afghan était capable de juguler la corruption, qualifiant le comportement du président Karzaï d'"erratique".
"Le président Karzaï n'est pas erratique. C'est lui qui a réussi à maintenir l'unité du pays et empêcher le retour à la guerre civile. Il a essayé d'être un partenaire loyal de la communauté internationale tout en veillant dans le même temps à la sauvegarde des intérêts de l'Afghanistan", a assuré Siamak Herawi.
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| Publié le: 12/11/2009 à 08:30:44 GMT |
Source : AFP |
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