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14 juillet: parterre exceptionnel de dirigeants étrangers, défilé hors normes
La patrouille de France ouvre le défilé du 14 juillet 2008 au-dessus des Champs-Elysées à Paris (© AFP - Dominique Faget)
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PARIS (AFP) - Un parterre sans précédent de dirigeants étrangers, dont le controversé président syrien Bachar al-Assad, a assisté lundi sur les Champs-Elysées à un défilé du 14 juillet hors normes, avec en invités d'honneur les Casques bleus de l'ONU.
Sous un ciel radieux, les chefs d'Etat et de gouvernement qui avaient lancé la veille l'Union pour la Méditerranée (UPM) entouraient le président Nicolas Sarkozy dans la tribune présidentielle installée à la Concorde et surmontée d'un dais bleu-blanc-rouge géant.

La plupart des invités de dimanche étaient présents lundi : outre le Syrien Assad, l'Israélien Ehud Olmert, l'Egyptien Hosni Moubarak, le Palestinien Mahmoud Abbas.

MM. Olmert et Assad étaient installés non loin l'un de l'autre, mais se sont évités soigneusement en arrivant à la Concorde.

Quelques absents: les dirigeants algérien, tunisien, belge, luxembourgeois, tchèque ou slovaque, mais aussi le Premier ministre François Fillon souffrant d'un mal de dos.

L'ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, qui devait recevoir dans la journée la Légion d'honneur des mains de M. Sarkozy, n'a pas assisté au défilé.

Quant à l'épouse de Nicolas Sarkozy, Carla, elle est apparue en tailleur violet et haut chignon.

Comme le veut la tradition, le président de la République a descendu les "Champs" à bord d'un command-car auprès du chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, saluant la foule massée de part et d'autre. Un mélange d'applaudissements et de huées a été entendu dans le public.

Après le passage de la Patrouille de France et le défilé aérien d'ouverture, deux contingents de Casques bleus ont ouvert le défilé terrestre sous les yeux du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon.

D'origine algérienne, l'acteur Kad Merad ("Bienvenue chez les Ch'tis!"), a incarné ce 14 juillet placé sous le signe de la Méditerranée en déclamant des extraits du Préambule de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.

Devant cette assistance très internationale, il a lancé notamment: "il est essentiel d'encourager le développement des relations amicales entre nations".

Au chapitre militaire, deux premières: sept "paras" devaient clore le défilé par un saut sur la place de la Concorde, et deux MiG, l'un roumain, l'autre slovène -avions du défunt pacte de Varsovie- se mêler à la parade aérienne.

Celle-ci se tient quinze jours après le début de la présidence française de l'Union européenne. Les choeurs de l'armée ont d'ailleurs enchaîné Marseillaise et Hymne à la joie, l'hymne européen.

Avec 4.000 soldats, 65 avions et une trentaine d'hélicoptères, ce défilé s'est déroulé sur fond de malaise des armées.

Celles-ci attendent avec inquiétude la traduction, dans les casernes, des 54.000 suppressions d'emploi prévues par le Livre blanc de la Défense.

Plusieurs fois reportée depuis le 19 juin, la carte militaire devrait être annoncée par le ministre Hervé Morin avant la fin juillet.

A la veille de ce 14 juillet, le chef de l'Etat a cependant adressé un signal d'apaisement aux 271.000 militaires, les assurant dans un "message aux armées" de sa confiance. Le "malentendu" né entre les militaires et le président après la fusillade de Carcassonne (17 blessés par balles le 29 juin lors d'une opération portes ouvertes dans une caserne) est "derrière nous", a assuré le général Georgelin.

Plus tôt dans la matinée, le secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF) Robert Ménard avait été interpellé alors qu'il voulait manifester contre la présence du président syrien dans la tribune présidentielle.

Publié le: 14/07/2008 à 10:07:04 GMT Source : AFP
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