| Israël : le porte-parole de Lieberman dénonce des propos attribués à Sarkozy |
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JERUSALEM (AFP) - Un porte-parole du ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a critiqué mardi dans un communiqué des propos attribués au président français Nicolas Sarkozy au cours d'un entretien avec le chef du gouvernement Benjamin Netanyahu à Paris. |
Ce communiqué a été publié à la suite d'informations des médias israéliens affirmant que le président français avait conseillé à M. Netanyahu mercredi dernier à l'Elysée de se débarrasser de M. Lieberman, chef d'un parti d'extrême droite.
"Si ce qui est attribué au président français est exact, il s'agirait d'une immixtion d'un président d'un Etat démocratique respecté dans les affaires d'un autre pays démocratique, une chose grave et inacceptable", a affirmé le conseiller médiatique de M. Lieberman.
"Nous espérons qu'au-delà des positions politiques de chacun, tous les partis en Israël condamneront une intervention aussi grossière d'un Etat étranger dans nos affaires intérieures", a ajouté le conseiller.
La présidence du Conseil en Israël s'est abstenue de confirmer ou démentir la nouvelle.
Mais M. Netanyahu a tenu à assurer publiquement son chef de la diplomatie de son "entière confiance", lors d'une rencontre avec vingt représentants diplomatiques de l'Union européenne à Jérusalem.
Il s'est déclaré convaincu de l'engagement de son ministre "à la paix et la sécurité" et a estimé qu'il "sera appelé à jouer un rôle important dans la mise en oeuvre de la politique formulée le 14 juin", en référence au discours dans lequel le Premier ministre envisageait, sous conditions, la création d'un Etat palestinien démilitarisé.
Le président Sarkozy aurait affirmé à M. Netanyahu: "débarrasse toi de lui (Lieberman) et prend à la place Tzipi Livni (la chef de l'opposition). Avec elle et Ehud Barak (le ministre travailliste de la Défense) tu pourras faire l'histoire".
M. Netanyahu aurait pris la défense de son ministre lors de l'entretien, affirmant qu'en "privé c'est quelqu'un de pragmatique". A quoi le président français, selon les médias israéliens, a répliqué: "lors de discussions privées Jean-Marie Le Pen (chef du Front National, un parti d'extrême droite) est quelqu'un de très agréable".
Le 5 mai, M. Lieberman, en visite à Paris, avait été reçu par le secrétaire général de la présidence, Claude Guéant, bras droit du président Sarkozy, qui ne s'était pas en revanche entretenu avec le chef de la diplomatie israélienne.
Avigdor Lieberman, 50 ans, a été nommé à la tête de la diplomatie après la percée de son parti ultra nationaliste Israël Beiteinou aux législatives de février, devenant le troisième parti d'Israël avec 15 députés sur 120.
Originaire de l'ex-URSS, il s'est taillé une réputation d'"homme fort" prêt à expulser les Arabes israéliens qui ne prêteraient pas allégeance à l'Etat hébreu.
Une de ses idées phare est un échange de territoires peuplés d'Arabes israéliens contre des parties de Cisjordanie.
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| Publié le: 30/06/2009 à 15:11:35 GMT |
Source : AFP |
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