| Un intellectuel égyptien veut des garanties du régime avant de rentrer |
| LE CAIRE (AFP) - L'intellectuel et militant égypto-américain des droits de l'Homme Saadeddine Ibrahim, qui se trouve à l'étranger, souhaite regagner l'Egypte mais veut d'abord être sûr de ne pas être arrêté dès son retour, indique samedi le quotidien indépendant Al-Masri Al-Yom. |
M. Ibrahim -- objet de plusieurs plaintes dans son pays, notamment pour "atteinte aux intérêts de l'Egypte" -- a envoyé une lettre au ministère des Affaires étrangères, dans laquelle il demande des "garanties" des autorités à ce sujet, d'après le journal.
L'intellectuel, qui a choisi l'exil depuis plusieurs mois en raison d'un climat qu'il estime délétère pour l'opposition et les défenseurs des droits de l'Homme en Egypte, demande aussi que la présidence et le gouvernement affirment ne pas être impliqués dans les plaintes portées contre lui.
Le sociologue, âgé de 69 ans, a précisé au journal depuis Doha ne pas avoir reçu de réponse pour l'instant.
"Je suis l'objet, depuis mon départ d'Egypte, d'agressions verbales de la part du régime égyptien", a-t-il ajouté, précisant que son conflit avec le régime résultait de ses propos sur une éventuelle succession héréditaire du pouvoir en Egypte.
Car en dépit de démentis répétés de la présidence et du principal intéressé, les rumeurs sont persistantes sur une possible accession au pouvoir de Gamal, le fils du président Hosni Moubarak.
M. Ibrahim, très critique du régime, a également été accusé de "comploter" avec les Etats-Unis contre l'Egypte après avoir brièvement rencontré le chef de l'Etat américain George W. Bush à Prague en juin 2007.
"Je demande aux organisations de la société civile et au peuple égyptien de se tenir à mes côtés afin de prouver que les accusations qui me sont adressées sont mensongères", a-t-il dit.
L'an dernier, M. Ibrahim a dit craindre pour sa vie s'il rentrait en Egypte.
Saadeddine Ibrahim avait été condamné en 2001 à sept ans de prison, notamment pour "atteinte à l'image du pays" après avoir critiqué M. Moubarak, et pour avoir reçu des fonds de l'étranger.
Sa condamnation avait suscité les protestations des pays occidentaux, avant d'être cassée en appel. Arrêté pour la première fois en juin 2000, il avait passé dix mois en prison en 2001.
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| Publié le: 28/06/2008 à 09:08:24 GMT |
Source : AFP |
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