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Inspiré par Gengis Khan, un cavalier chinois rêve de Londres
Li Jing, dans les environs de Pékin, le 18 mars 2009 (© AFP - Frederic J. Brown)
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PEKIN (AFP) - Li Jing vient de parcourir 9.000 km à cheval entre la Russie et la Chine, mais l'infatigable cavalier, admirateur de Gengis Khan, se prépare déjà à un autre défi: aller de la Grande Muraille jusqu'à Londres pour les jeux Olympiques de 2012.
"Depuis mon enfance, j'aime les chevaux et j'admire Gengis Khan, dont l'esprit m'a encouragé", explique Li, 47 ans.

Avec ses cheveux longs et sa barbe, il a d'ailleurs un air de ressemblance avec ces cavaliers mongols qui ont conquis une partie de l'Asie et de l'Europe il y a plus de 800 ans.

"Les armées de Gengis Khan sont parties de la Mongolie et de la Chine pour aller en Russie et en Europe. J'ai pris le chemin contraire, depuis Votkinsk (Ndlr: ville située à l'ouest de l'Oural) jusqu'à Pékin. Et maintenant je veux repartir de l'autre côté", ajoute-t-il.

Né dans le centre de la Chine, Li est parti en 1990 vivre en Russie, où il s'est marié et a eu un enfant.

Il donnait des cours de chinois, tout en préparant son grand voyage. Après deux tentatives qui ont échoué, il a finalement réussi à partir en 2007, réalisant son rêve de voyageur épris de grands espaces.

"Il n'y a rien de plus beau pour moi que d'être seul avec mes chevaux dans la magnifique steppe sibérienne. Ce sentiment de solitude et de tranquillité est indescriptible", explique le cavalier, qui durant sa traversée de la Sibérie portait une grande cape verte sur les épaules.

Après avoir quitté en août 2007 Votkinsk, ville natale du compositeur russe Tchaïkovski, il a rejoint Pékin le 11 mars dernier. Et un cavalier gallois l'a invité à rejoindre une expédition qui s'élancera de la Grande Muraille, près de la capitale chinoise, le 19 avril, en direction de Londres.

Ce voyage, qui devrait durer quatre ans, est destiné à la fois à lever des fonds pour des causes caritatives et célébrer le passage de relais olympique entre Pékin et Londres.

"Ce n'est pas sûr à 100% que nous puissions rejoindre Londres, n'importe quoi peut arriver dans un voyage aussi long, nous verrons bien si les cieux nous sont favorables".

Le fait qu'il parle à la fois chinois et russe sera d'une grande aide pour l'expédition qui voyagera le long de la Grande Muraille et suivra l'ancienne Route de la Soie à travers l'Asie centrale.

L'expérience qu'il a accumulée sera aussi utile.

Pour éviter toute mauvaise rencontre ou des accidents avec les véhicules à moteur entre la Russie et la Chine, Li avait évité les villes. En janvier 2008, la neige l'a bloqué trois mois dans un village.

"Les villageois m'ont dit que je ne survivrais jamais à des températures inférieures à 40 degrés et ils m'ont proposé de rester avec eux", se souvient-il avec une lueur dans le regard.

De passage au Bashkortostan, une des républiques de la Fédération de Russie, il a eu une mauvaise surprise, étant interpellé par la police qui recherchait un cavalier suspecté du meurtre d'un policier.


"J'ai été interpellé au moins six fois. Une fois, j'ai été tabassé".

L'aventure lui a coûté plus de 11.000 euros, dépensés surtout dans sa nourriture et celle des neuf chevaux qu'il a utilisés tout au long du parcours. Mais il a bénéficié aussi de la générosité des rencontres de passage.

"Il y a des passionnés de chevaux dans le monde entier, ils m'ont beaucoup aidé. J'ai acheté ou échangé des chevaux. Quelquefois ils m'en ont donné".

Pendant son voyage, il utilisait généralement deux montures, l'une pour lui, l'autre ses bagages. Mais, à la frontière chinoise, les chevaux ont été bloqués pour un problème de quarantaine.

Un passionné du nord-est de la Chine lui a alors offert le cheval qui lui a permis d'achever sa route. Son nom? Lu'ai, "Amour du voyage" en chinois.

Publié le: 24/03/2009 à 12:58:04 GMT Source : AFP
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