Gordon Brown se prononcera ce week-end sur la tenue d'élections anticipées
LONDRES (MAP) - Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, tranchera ce week-end sur la question de convoquer des élections anticipées en octobre prochain, rapporte vendredi la presse britannique.
Brown prendra une décision à l'issue d'une rencontre dimanche avec ses proches collaborateurs, consacrée à l'examen des chances du Parti Travailliste (au pouvoir depuis 1997) de remporter le scrutin.
Les conseilleurs du chef du gouvernement britannique tentent de convaincre ce dernier de convoquer le plutôt possible ces élections à la lumière du succès réalisé lors du congrès annuel du Parti Travailliste, tenu cette semaine à Bournemouth (sud de l'Angleterre).
La tenue de ces élections fait l'objet, depuis le début de l'été dernier, de rumeurs persistantes, renforcées par la hausse de la popularité du Parti Labour depuis la désignation en juin dernier de Gordon Brown à la tête de cette formation en remplacement de l'ancien Premier ministre, Tony Blair.
D'après la presse londonienne, Gordon Brown dispose désormais de suffisamment d'informations sur les chances de son parti de remporter le prochain scrutin, y compris dans les circonscriptions dites ""marginales"" où le Parti Conservateur peut créer la surprise.
Selon certaines sources, Brown hésite encore à annoncer une date pour l'organisation des élections dimanche, jour qui coïncide avec l'ouverture du congrès annuel du Parti Conservateur.
Brown ne veut pas exploiter ""la dérive"" de son challenger conservateur, David Cameron, dont la politique et la stratégie à la tête du Parti Tory seront sévèrement critiquées lors de ce congrès, commente la presse, relevant que Brown reste déterminé à renforcer la majorité de 64 sièges dont disposent les travaillistes à la chambre des Communes (chambre basse du parlement).
Certains journaux avancent que Brown pourrait demander à la reine Elisabeth II de dissoudre l'actuel parlement le 9 octobre prochain, profitant de l'annonce la veille du transfert aux Irakiens du contrôle de la ville de Bassorah (sud de l'Irak). Le scrutin législatif pourrait alors se dérouler le 1er novembre prochain, selon ces quotidiens.