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Les films de la semaine: la nostalgie des Sixties et Seventies à l'écran
Jean-Paul Rouve (D), dans le rôle de Spaggiari, lors du tournnage du "Casse du Siècle", le 10 septembre  2007 à Nice (© AFP/Archives - Valéry Hache)
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PARIS (AFP) - Trois films au parfum nostalgique, le premier consacré au "casse du siècle" de Spaggiari, les deux autres à John Lennon et aux légendaires Rolling Stones, sont sur les écrans cette semaine.
- "Shine a light", documentaire de Martin Scorsese (Etats-Unis, 2H02). Dévoilé à la dernière Berlinale, un film-concert où l'auteur des "Affranchis" capte une électrisante performance des Rolling Stones et montre des vieux lions abîmés par l'âge, mais toujours habités par le rock'n roll. Après avoir filmé un concert du groupe The Band à San Francisco dans "The Last Waltz" en 1978, et livré un complexe et passionnant portrait de l'idole folk Bob Dylan dans "No direction home" sorti en 2005, Martin Scorsese a cette fois voulu capter l'essence des Stones en concert. Tourné dans l'un des plus beaux théâtres de New York, le Beacon Theater à Broadway, le film se compose d'images captées lors de deux concerts donnés par les Stones en octobre 2006, pendant leur tournée mondiale "A Bigger Bang". Un montage incisif et une bande son très travaillée permettent à Scorsese de coller au plus près de la performance scénique, mettant l'accent ici sur un riff de guitare, là sur un regard de gladiateur de Keith Richards. Si la plupart des fans des Rolling Stones seront ravis par le film, ceux de Scorsese, qui attendent de l'auteur de "Raging Bull" et "Gangs of New York" plus que des prouesses techniques, pourraient bien être déçus.

- "Sans armes, ni haine, ni violence" de Jean-Paul Rouve (France, 1H28) avec Jean-Paul Rouve, Alice Taglioni, Gilles Lellouche. Le comédien Jean-Paul Rouve se met en scène dans la peau d'Albert Spaggiari, l'auteur du "casse du siècle" à Nice en 1976, un personnage fantasque qui avait déjà inspiré José Giovanni pour "Les égoûts du paradis". En juillet 1976, la salle des coffres de la Société Générale de Nice fut dévalisée sans violence, par des cambrioleurs passés par les égoûts. Des millions de francs envolés, le "casse du siècle" à la Une de tous les journaux, et très vite le "cerveau" fut arrêté: Albert Spaggiari, obscur photographe aux rêves de gentleman cambrioleur. Trente-deux ans après les faits, le comédien Jean-Paul Rouve passe pour la première fois derrière la caméra, et se glisse dans la peau d'un homme roublard et charmeur, qui aimait se grimer pour donner des interviews afin d'alimenter son propre mythe. Rouve invente un personnage de journaliste incarné par Gilles Lellouche, venu interviewer Spaggiari pendant sa longue cavale en Amérique du sud avec sa compagne - interprétée par Alice Taglioni. Divertissant mais assez faible au plan dramatique, "Sans arme, ni haine, ni violence" donne parfois le sentiment d'avoir été un peu bâclé, en particulier dans le décor d'opérette d'un pays d'Amérique du sud non identifié, où l'on parle tour à tour des bribes d'espagnol ou de portugais.

- "Les USA contre John Lennon" documentaire de David Leaf et John Scheinfeld (Etats-Unis, 1H39, titre original: "The U.S. Versus John Lennon"). Passionnant portrait de John Lennon, ce film relate l'engagement de l'ex-Beatle contre la guerre du Vietnam, dans un documentaire aux allures de réquisitoire contre l'engagement des troupes américaines en Irak, à l'affiche mercredi. Il raconte comment "le plus intelligent des quatre Beatles", le légendaire groupe de Liverpool, s'est peu à peu converti en "ennemi" de l'Etat américain, où il avait élu domicile. En dénonçant inlassablement l'engagement des Etats-Unis dans la guerre du Vietnam, avec pour seules armes sa guitare, son esprit rebelle et son génie poétique, John Lennon est "entré en conflit direct" avec l'administration du président Richard Nixon, expliquent les auteurs. Mi-chronique de l'époque hippie, mi-portrait empathique de Lennon, le film décrit celui-ci comme un humaniste et un pacifiste acharné, tout en critiquant en filigrane, la guerre en Irak: pour le spectateur, les critiques formulées contre l'engagement américain au Vietnam sont d'une brûlante actualité. "Les USA contre John Lennon" a été projeté au Festival de Venise 2006 dans la section Horizons consacrée aux films novateurs.

- "Un roman policier" de Stéphanie Duvivier (France, 1H37) avec Abdelhafid Metalsi, Olivier Marchal, Hiam Abbass. La banlieue, de nuit. Dans un petit commissariat, Emilie, lieutenant de police en proie à des frustrations, voit débarquer Jamil, jeune stagiaire aux méthodes peu orthodoxes. Elle commence à s'intéresser à lui, lorsque l'équipe se retrouve en charge d'une affaire complexe.

- "Asylum" d'Olivier Château (France, 1H30) avec Julien Courbey, Jean-Marie Lamour, Jacques Frantz, Jean-Pierre Kalfon. Un homme se retrouve seul dans une forêt. Son pied droit traîne une lourde chaîne, solidement fixée à un arbre. Il n'a plus qu'à se remémorer les derniers jours qui l'ont mis dans un tel pétrin.

- "Les chroniques de Spiderwick" de Mark Waters (Etats-Unis, 1H36, titre original "Spiderwick chronicles") avec Freddie Highmore, Sarah Bolger. Après son divorce, Helen Grace a quitté New York avec ses jumeaux, Jared et Simon, et sa fille, Mallory, pour trouver refuge dans la résidence de son grand-oncle, le naturaliste Arthur Spiderwick. Une nouvelle vie commence pour les Grace dans cette bâtisse isolée. Jared découvre au grenier un somptueux ouvrage, rédigé par Arthur Spiderwick et orné d'illustrations d'animaux fantastiques de toutes espèces. Bravant les avertissements solennels de son ancêtre, il y découvre un univers merveilleux, peuplé de gobelins, de fées et de trolls...

- "In memoria di me" de Saverio Costanzo (Italie, 1H58) avec Christo Jivkov, Filippo Timi, Marco Baliani, André Hennicke. En pleine crise existentielle, Andrea entre chez les Jésuites pour une période de recueillement spirituel qui précède la prêtrise. Alors que les prêtres lui enseignent les fondements de la foi, Andrea découvre les dessous d'une communauté religieuse réunie dans le silence et la prière. Les novices, s'efforçant de s'abandonner eux-mêmes afin de trouver leur foi en Dieu, sont appelés à dénoncer le moindre signe de faiblesse de leurs camarades.

- "Never back down, ne jamais reculer" de Jeff Wadlow (Etats-Unis, 1H50, Avertissement au public) avec Amber Heard, Sean Paris, Djimon Hounsou, Cam Gigandet. Nouveau venu à Orlando, Jake, jeune garçon au passé trouble, est humilié aux poings par Ryan, gros dur du campus qui appartient à une ligue de combats illégaux. Un ami le présente alors à un coach charismatique qui va lui enseigner une discipline mélangeant divers arts martiaux.

- "Passe passe" de Tonie Marshall (France, 1H33) avec Nathalie Baye, Edouard Baer, Guy Marchand, Mélanie Bernier. Une sortie d'autoroute manquée et Darry, prestidigitateur au chômage, croise la route d'Irène, bourgeoise au sac Hermès rempli de billets de banque. Ils ont peu de choses en commun mais passeront trois jours ensemble.

- "Ploy" de Pen-ek Ratanaruang (Thaïlande, 1H47) avec Lalita Panyopas, Pornwut Sarasin, Ananda Everingham. Trois inconnus enfermés dans une chambre d'hôtel. Un léger soupçon dégénère en jalousie, quand l'apparition d'une jeune femme provoque des conséquences dévastatrices pour un couple marié.

- "Rome plutôt que vous" de Tariq Teguia (Algérie, France, Allemagne, 1H51) avec Samira Kaddour, Rachid Amrani. Depuis plus de dix ans, l'Algérie vit une guerre lente, une guerre sans ligne de front mais ayant causé plus de 100.000 morts. C'est ce désert que Zina et Kamel - deux jeunes algérois tantôt hallucinés et joyeux, tantôt abattus et sereins - voudront sillonner une dernière fois avant de le quitter.

- "Whatever Lola wants" de Nabil Ayouch (France, 1H50) avec Laura Ramsey, Carmen Lebbos, Assaad Bouab. Lola, 25 ans, vit à New York où elle travaille pour la Poste en rêvant d'une carrière de danseuse. Youssef, son meilleur ami, est un jeune Egyptien gay installé à New York pour y vivre comme il l'entend. C'est par lui que Lola découvre l'histoire d'Ismahan, légendaire danseuse orientale au Caire. Dans le restaurant où Youssef travaille, Lola rencontre un autre Egyptien, Zack. L'idylle tourne court mais Lola part au Caire rejoindre Zack. Déçue par l'accueil de la famille, elle décide de retrouver la fascinante danseuse Ismahan.

Publié le: 14/04/2008 à 16:21:46 GMT Source : AFP
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