| Filière avicole: Hollande juge "insupportable" le délai pour le versement des aides |
| PARIS (AFP) - Le premier secrétaire du PS François Hollande a qualifié jeudi d'"insupportable" le délai pour le versement des aides gouvernementales aux exploitations et aux entreprises de la filière avicole, touchées par la crise de la grippe aviaire. |
Reprenant à son compte les critiques formulées 48 heures plus tôt par Ségolène Royal - sa compagne, par ailleurs - au salon de l'agriculture, M. Hollande, qui visitait à son tour le salon, a jugé "insupportable d'entendre un certain nombre d'annonces et de ne pas en voir la traduction concrète dans les exploitations et les entreprises".
"On annonce pour la fin de la semaine des versements qui auraient dû se faire bien plus tôt, a protesté M. Hollande. Le risque, c'est qu'on ait un secteur de la production de volailles qui soit totalement sinistré dans quelques semaines".
Le numéro un socialiste a exprimé la crainte que l'intensité de la crise liée aux délais de versement des aides conduise "à des plans sociaux extrêmement durs et brutaux".
"Le temps est extrêmement important. Tout retard pris, tout délai consenti, c'est peut-être une exploitation qui disparaît", a insisté M. Hollande, accompagné du secrétaire national du PS à l'Agriculture, le député de la Dordogne Germional Peiro.
"On vérifiera si les aides ont été versées à la fin de cette semaine", a-t-il promis. Le ministre de l'Agriculture Dominique Bussereau a indiqué mercredi que les aides seraient versées d'ici là.
M. Hollande n'a pas mis en cause l'administration, qui "fait son travail mais aurait dû être saisie avant". Selon lui, il y a eu de la part du gouvernement "une sous-estimation de la réalité de la crise avicole".
Le dirigeant socialiste a évoqué ce sujet lors d'une rencontre avec le président de la FNSEA Jean-Michel Lemétayer, comme l'avait fait Mme Royal mardi. M. Lemétayer a reproché sur une radio à la présidente de Poitou-Charentes d'être atteinte par le "virus de la démagogie".
"C'est pas simplement en mangeant du poulet qu'on soutient la filière avicole", a lancé M. Hollande devant les journalistes, Jacques Chirac et Dominique de Villepin en ayant goûté lors de leur passage Porte de Versailles.
Le salon de l'agriculture, a enchaîné le député de la Corrèze, "pour les responsables politiques, ça doit être un concours d'engagement et de vérité". "On n'est pas là simplement pour flatter, pour caresser ou pour brosser dans le sens du poil. On est là pour prendre des décisions lorsqu'on est au gouvernement, ou faire des promesses lorsqu'on est dans l'opposition et les tenir", a-t-il dit.
|
| Publié le: 02/03/2006 à 13:23:08 GMT |
Source : AFP |
|
|