Le FFS ""gravement préoccupé"" par ""les dérives administratives"" à l'approche des élections
ALGER (MAP) - Le parti d'opposition ""Front des forces socialistes"" (FFS) s'est déclaré ""gravement préoccupé"" par ""des dérives administratives"", précédant les élections locales du 29 novembre en Algérie, dans une déclaration que le premier secrétaire national du parti, M. Karim Tabbou a fait parvenir au chef de gouvernement.
Le responsable national du FFS a fait part de ces préoccupations lors d'une audience mercredi avec le chef du gouvernement, à l'issue de laquelle il a tenu une conférence de presse dans laquelle il a averti que sa formation n'exclut aucune possibilité pour s'opposer aux tentatives de déstabilisation, y compris le retrait des élections.
""Dans certains wilayas, à savoir Chlef, Béchar, Jijel, Skikda, Sétif, M'sila, Tissemsilt, El Oued, Khenchella et Aïn Defla, ""des entraves et autres obstacles ont été dressées par l'administration pour empêcher les responsables locaux du parti de constituer et de déposer les listes de candidatures aux assemblées locales et de wilayas"", affirme M. Karim Tabbou.
Le FFS évoque même ""les cas de certaines wilayas où ses militants avaient été évacuées +mani militari+ de l'enceinte de l'administration"".
""Le FFS est convaincu que ces dérives administratives ne sont que la première phase d'un plan de déstabilisation du parti qui ira en s'accentuant jusqu'à la phase de la proclamation officielle des résultants de ces élections"". Le but recherché, estime le responsable national du FFS, est de ""contrarier la volonté d'implantation nationale du FFS"".
Créé en 1963 par des militants nationalistes à la tête desquels figure le leader Houcine Aït Ahmed, dans le but de contrer les relents totalitaires du système, le plus vieux parti d'opposition algérien entend faire valoir ses droits politiques notamment à travers le recours à la justice pour mettre fin aux dépassements de l'administration. Un autre parti d'opposition ""le Rassemblement pour la Culture et la démocratie"" (RCD) a lui aussi décidé de saisir la justice à propos du refus de l'administration de réceptionner un certain nombre de listes de candidatures présentées aux niveau de wilayas.