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Faust retrouve un Moyen-Age sombre et sensuel à l'Opéra de Bordeaux
BORDEAUX (AFP) - Jean-Philippe Clarac et Olivier Deloeuil ont, pour la première fois depuis plus de vingt ans, replongé Faust dans un Moyen-Age sombre et sensuel, exprimant avec faste les tiraillements entre le bien et le mal, sur la scène de l'Opéra de Bordeaux.
A l'affiche jusqu'au 28 mars, cette nouvelle production mise en scène par les actuels directeurs artistiques de l'Opéra français de New York, permet de replacer enfin l'oeuvre de Charles Gounod dans son contexte d'origine.

Et c'est un Moyen-Age tantôt lugubre et froid comme les dalles d'une église, tantôt coloré et paillard comme les fêtes villageoises que nous donne à voir le jeune tandem, qui a planché pendant quatre ans sur les représentations sociologiques et picturales de la société germanique médiévale.


"L'enjeu dramaturgique d'un Faust médiéval n'était pas facile parce qu'en voulant représenter le Moyen-Age, on peut très vite tomber dans un costume historisant, un décor en carton-pâte et on ne voulait pas que le public dise: +On est au musée+", expliquent-ils à l'AFP.

Croix, rosaces, structures métalliques d'églises, retables en bois: la scénographie rappelle, sans peser, l'omniprésence de la religion à cette époque oubliée, et souvent caricaturée. Tout en ayant réussi de séduisantes trouvailles, notamment le jeu sur les symboles, le tandem aurait peut-être pu pousser encore davantage l'audace sans trahir le cadre mystique.

"A moi Satan!", clame le vieux docteur Faust au premier tableau. Et le démon apparaît, immense, drapé de noir, dans un nuage de fumée irréelle. Il ne quittera presque plus la scène, et c'est vraiment lui, grâce à la présence magnétique du basse-baryton Paul Gay, qui porte l'opéra du début à la fin.

Meneur de bal et incarnation du mal, Méphistophélès laisse finalement peu d'espace aux autres prises de rôle principales. Le Faust (Woo Kyung Kim) en viendrait presque, malgré la parfaite maîtrise de son rôle, à passer pour un personnage secondaire.

Quant à la belle Marguerite (la soprano Maïra Kerey), robe bleue épurée et cheveux clairs en cascade, l'interprétation parfois emphatique de son personnage éclipse un peu l'émotion propre à sa destinée.

Cette production réunit toutes les forces artistiques de l'opéra de Bordeaux: à l'orchestre national de Bordeaux-Aquitaine qui donne vie et couleur à la partition, s'ajoute le Choeur omniprésent, sans oublier le Ballet de l'Opéra national de Bordeaux, au dernier acte, qui illustre les pages chorégraphiques souvent délaissées dans les récentes productions.

Le Ballet --tenues blanches et vaporeuses-- apporte légèreté et sensualité à cette oeuvre sombre. Tout en apportant une respiration, il prive cependant un peu le public de la portée tragique de l'épilogue, lorsque Marguerite appelle les anges à accueillir son âme au sein des cieux.

Publié le: 18/03/2008 à 13:07:36 GMT Source : AFP
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