| Essaouira: tomber de rideau sur la 1ère édition du festival du malhoun |
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ESSAOUIRA (MAP) - La première édition du festival Warchane Al Malhoun d'Essaouira qui a réuni, trois jours durant, une pléiade de chioukhs et mounchidines connus et confirmés a pris fin, dimanche à Dar Souiri, par des spectacles inouïs puisant leur originalité dans le patrimoine musical ancestral du malhoun. |
La soirée de clôture, qui s'est déroulée en présence notamment de M. André Azoulay, conseiller de SM le Roi et président fondateur de la Fondation d'Essaouira pour les arts, le patrimoine et la culture, a été marquée de même par un vibrant hommage à des artistes invités de cette édition, notamment Mohamed Khyati, figure emblématique de l'art du malhoun.
Pour les organisateurs, cette première édition a remporté un franc succès auprès du public grâce à une programmation riche et variée alliant spectacles, colloque, exposition et projection de documentaires, permettant ainsi au public de découvrir la splendeur et la richesse de ce patrimoine marocain authentique qui requiert une attention toute particulière.
Cette manifestation culturelle a été également celle de la découverte. En effet les férus de ce genre musical ont eu l'occasion d'écouter pour la première fois des chansons (qsaids) du malhoun écrites et interprétées en langue française, une expérience inédite longuement applaudie par l'assistance.
L'un des moments forts de ce festival était le débat engagé dans le cadre d'un colloque sur le patrimoine du malhoun avec la participation d'une brochette de chercheurs qui ont lancé un appel pour une intervention de haut niveau afin de sauvegarder la mémoire du malhoun et encourager la préparation de la relève pour assurer la pérennité de cet art.
""Le malhoun est un trésor extraordinaire qui malheureusement demeure méconnu pour les jeunes marocains qui connaissent bien Hugo, Molière..., mais ignorent les sommités du malhoun"", a déclaré à la Map l'écrivain chercheur Fouad Guessous qui a traduit en langue française une centaine de qsaids écrites par de grands poètes du malhoun.
La traduction du malhoun procède du souci de faire accéder ce joyau de la littérature populaire marocaine et maghrébine à une reconnaissance nationale et internationale, mais aussi de rendre un vibrant hommage aux poètes et chioukhs du malhoun, a-t-il dit.
Le malhoun, véritable éblouissement des sens, est un miroir vivant de la société marocaine d'autant plus qu'il aborde de très nombreux thèmes qui regorgent d'enseignements, a-t-il encore ajouté.
Revenant sur l'avenir de cet art et sa pérennité, il a mis en avant le talent et les potentialités artistiques de la star montante Mohamed El Abdellaoui, l'un des mounchidines qui ont marqué par leur passage sur scène cette première édition du festival Warchane Al Malhoune. ""Ecouter Mohamed Abdellaoui, fils du grand poète et cheikh du malhoun Moulay Abdelaziz El Abdellaoui, est un plaisir"", a-t-il dit.
Natif de Meknès, Mohamed Abdellaoui qui a été initié à cet art dès son jeune âge, a émerveillé le public en chantant avec brio, samedi soir, ""Attaouassoul"" du célèbre Sidi Qaddour El Alami.
Créée à l'initiative de l'Association Salam et de l'Amicale Place des Artistes, le festival Warchane Al Malhoune, désormais inscrit sur l'agenda culturelle d'Essaouira, est organisée en partenariat avec l'Association Essaouira-Mogador et avec le soutien de la Fondation d'Essaouira pour les Arts, la Culture et le Patrimoine.
Le festival a connu la participation de plusieurs maîtres du Malhoun (hommes et femmes) venant notamment de Meknès, Fès, Salé, Marrakech, Safi, Azemmour, Zerhoun et Tafilalet. |
| Publié le: 28/04/2008 à 03:13:37 GMT |
Source : MAP |
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