| Encerclé, menacé, humilié: Yasser Arafat survit |
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Reclus dans les restes de son palais de Ramallah -qui n'a plus aujourd'hui que ce titre comme témoignage de son passé- le chef de l'Autorité palestinienne tient tête. |
La situation sanitaire à l'intérieur du complexe où il se trouve devient intenable: les coupures d'eau et d'électricité se multiplient. Les communications vers l'extérieur ne tiennent plus qu'à un fil. Et le corps de Mahmoud Abou Tima, un des employés de la cuisine du président Arafat a été trouvé hier dans le bâtiment, en décomposition, par une organisation humanitaire, douze jours après qu'il eut été tué. Malgré tout, le chef de l'autorité palestinienne semble puiser de nouvelles forces, une nouvelle légitimité aussi d'après certains observateurs ainsi que dans les signes de soutien, comme ces militants de la paix venus faire protection de leurs corps.
Des hauts responsables palestiniens ont été autorisés à le rencontrer hier. Des hommes qui ont porté sa parole jusqu'à l'émissaire américain Anthony Zinni, dépêché dans la région pour réactiver un processus de paix moribond. Moribond aussi le palais de la Moukatta. L'armée israélienne y a imprimé les traces de sa présence. Les soldats sont les assiégeants. Eux seuls décident de la quantité de ravitaillement qui part vers le quartier général. Les vivres sont donc maigres. Elles relèvent du parachutage d'urgence. 300 personnes se trouvent pourtant à l'intérieur du site. Il y a cinq blessés, dont deux graves. Mais aucun médicament ne parvient à l'intérieur de l'infirmerie. Bref, un tableau apocalyptique dans lequel devrait évoluer Colin Powel lors de sa rencontre avec Arafat, samedi. |
| Publié le: 12/04/2002 à 00:26:39 GMT |
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