| Drame en Belgique: une mère de famille tue ses cinq enfants au couteau |
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BRUXELLES (AFP) - Une mère de famille sans histoires a tué mercredi à coups de couteau ses quatre filles et son fils dans sa maison bourgeoise du centre de Nivelles, plongeant dans la consternation cette petite ville du centre de la Belgique où la famille était bien intégrée. |
Yasmine, Noura, Myriam, Mina et Mehdi, âgé de 3 à 14 ans, ont été tués par leur mère, Geneviève, 40 ans, en milieu d'après-midi, alors que les enfants étaient rentrés de l'école pour cette après-midi de congé.
Les corps des quatre enfants ont été retrouvés allongés dans leurs lits, à l'étage de cette maison de briques jaunes proche du centre de Nivelles, une ville de 25.000 habitants située à une vingtaine au sud de kilomètres de Bruxelles.
Après son geste dramatique, la mère a contacté les secours, avant de tenter de mettre fin à ses jours. Elle a été emmenée dans un hôpital, dans un état grave, mais en début de soirée, ses jours ne semblaient plus en danger.
Sur la porte de la maison, un message sur un bout de papier --"Appelez la police"--, qui aurait été rédigé par la mère des enfants, était toujours visible en fin d'après-midi, alors que les enquêteurs continuaient leurs investigations.
"C'était une maman très attachée à ses enfants, c'est vraiment incompréhensible", a réagi le bourgmestre de Nivelles, Pierre Huart.
"C'était une famille particulièrement bien intégrée, arrivée à Nivelles en 2000. Les enfants étaient scolarisés dans la ville. Ils étaient très polis. C'était très agréable de les rencontrer", a ajouté M. Huart sur les télévisions belges.
Dans le quartier, la stupéfaction le partageait au chagrin. "Je n'ai remarqué le moindre indice", expliquait un habitant de la rue, Jean-Marie Ernelsteen. "Ils étaient tellement gentils, c'est incompréhensible", se désolait une voisine.
Certains habitants du quartier soulignaient toutefois que le père, employé dans le secteur pharmaceutique, était souvent en voyage d'affaires. Une situation qui aurait été mal vécue par son épouse.
A l'étranger mercredi, il a pu être intercepté à son retour à l'aéroport de Bruxelles, selon le bourgmestre de Nivelles.
Le porte-parole du parquet de la ville, Bernard Goethals, a cependant expliqué qu'il était encore trop tôt pour cerner les raisons de ce geste sans précédent à Nivelles.
La mère "avait fait part de son projet" dans une lettre adressée à une de ses amies de Nivelles, mais le courrier a été reçu "après les faits", a précisé à l'AFP Bernard Goethals.
La mère de famille semblait traverser une dépression, mais il n'était pas encore possible mercredi soir de déterminer si son état psychologique était dû à des "problèmes familiaux, financiers, de couple ou d'autre nature", a indiqué le porte-parole.
Comme lors de chaque drame touchant des enfants en Belgique, une "cellule d'accompagnement des victimes", composée notamment de psychologues, devait être mise sur pied pour aider les camarades d'école des jeunes victimes.
Les membres de la police et des services de secours qui ont découvert le drame vont également bénéficier de cet encadrement, a expliqué le bourgmestre.
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| Publié le: 28/02/2007 à 19:44:43 GMT |
Source : AFP |
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