Difficile renaissance pour le ""comité de riposte de la gauche""
PARIS (REUTERS) - Six partis de gauche et écologistes ont appelé vendredi à appuyer les mobilisations sociales face à la politique du gouvernement, en premier lieu le rassemblement contre les franchises médicales samedi à Paris.
Signe des difficultés de l'opposition, trois autres partis ayant participé à la réactivation du ""comité de riposte de la gauche"" ne se sont pas associés à cet appel, notamment la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) et les Verts.
""Qu'est ce qu'on arrive à faire ensemble ? Un tract et un communiqué de presse"", avait expliqué mardi Olivier Besancenot pour justifier le refus de la LCR de cautionner ce texte.
""Il faut quand même autre chose qu'un communiqué de presse et un tract pour battre la droite"", avait-il ajouté, déplorant que les signataires ne poussent pas clairement à la mobilisation, notamment celle du 18 octobre contre les régimes spéciaux de retraite.
Le texte soutenant les mobilisations unitaires a été signé par le Parti communiste, le Parti socialiste, Mars-Gauche Républicaine, le Mouvement républicain et citoyen, les alternatifs et Convergence citoyenne.
Le Parti communiste avait sorti de l'oubli lors de la fête de l'Humanité à la mi-septembre le ""comité de riposte de la gauche"" lancé lors du mouvement contre le Contrat première embauche (CPE) du printemps 2006. Peu de ténors étaient toutefois présents lors de sa première réunion.
Les représentants des partis signataires de l'appel ont regretté vendredi, lors d'une conférence de presse, les absents tout en s'efforçant de minimiser les divergences.
""Ce n'est pas parce qu'il ne sont pas là, sur ce texte, qu'on ne se retrouvera pas demain"", a avancé Benoît Hamon, porte-parole du PS.
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, a expliqué qu'il ne s'agissait que d'un point d'étape et que le ""tract"" critiqué par la LCR n'était que le premier signe d'un mouvement ""qui doit aller de l'avant."" ""Ce n'est pas un long fleuve tranquille que de réactiver le comité riposte"", a-t-il ajoité.
Jean-Jacques Boilaroussie (Alternatifs) et Yves Coquerel (Mars-Gauche républicaine) se sont étonnés du refus de la LCR de signer un texte qui ne se contente pas de critiquer la méthode Sarkozy mais s'attaque aux ""choix stratégiques de la droite."" Benoî Hamon a assuré qu'il s'agissait bien de mobiliser contre ""le choix de Nicolas Sarkozy de démanteler le modèle social français.