| Désenchantement au sommet de Beyrouth |
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BEYROUTH - Le sommet arabe, marqué par l'absence d'un nombre record de chefs d'Etat, a failli sombrer et avec lui un plan de paix saoudien très attendu, dès son ouverture mercredi à Beyrouth, la délégation palestinienne s'étant retirée avant de revenir sur sa décision. |
Furieuse du refus du président libanais Emile Lahoud d'autoriser la retransmission en direct, via satellite, du discours du président palestinien Yasser Arafat, aux délégués arabes à Beyrouth comme il avait été convenu, la délégation palestinienne s'est retirée du sommet et a boycotté la seconde séance plénière, qui a été retardée de deux heures. Il a fallu des heures de laborieuses tractations avant que le Premier ministre libanais Rafic Hariri n'annonce l'accord de la délégation palestinienne pour réintégrer le sommet jeudi, deuxième et dernier jour de la conférence. Yasser Arafat, bloqué en Cisjordanie par Israël, pourrait intervenir en direct, via satellite, à la reprise des travaux jeudi.
Le sommet s'est ouvert dans une atmosphère de désenchantement, après l'annulation in extremis de la participation du président égyptien Hosni Moubarak et du roi Abdallah II de Jordanie, deux dirigeants impliqués dans les efforts de paix au Proche-Orient, en plus de l'absence de M. Arafat.
Invoquant des "raisons internes", ou laissant filtrer que leur "sécurité" était menacée à Beyrouth, les leaders d'Egypte et de Jordanie, deux pays qui ont signé un traité de paix avec Israël, ont par leur absence porté d'avance un coup à l'initiative saoudienne qu'ils disaient pourtant soutenir. Dans son discours devant le sommet, le prince héritier saoudien Abdallah ben Abdel Aziz a proposé que la Ligue arabe soumette son initiative en tant que plan de paix au Conseil de sécurité de l'ONU.
L'offre saoudienne, qui devait constituer le morceau de résistance du sommet, a été un peu éclipsée par tous ces rebondissements. Cette initiative, connue depuis le 17 février, propose des relations normales entre le monde arabe et Israël en échange de son retrait de tous les territoires arabes occupés depuis 1967 et du droit au retour des réfugiés palestiniens.
Au total, plus de la moitié des chefs d'Etat des 22 membres de la Ligue arabe, manquent à l'appel. A Washington, des responsables américains ont estimé que le sommet arabe tournait au chaos et les Etats-Unis ont perdu espoir que cette rencontre puisse relancer le processus de paix israélo-palestinien. Le comité de sept pays formé par le sommet arabe pour la rédaction finale de l'initiative saoudienne a achevé sa formulation mercredi soir sauf sur la clause concernant les réfugiés palestiniens, en raison de divergences persistantes. |
| Publié le: 28/03/2002 à 08:57:28 GMT |
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