| Dernière tournée africaine du Premier ministre britannique Tony Blair cette semaine |
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LONDRES (AFP) - Tony Blair se prépare à effectuer cette semaine une tournée en Afrique, sa dernière après dix ans au pouvoir durant lesquels il a voulu faire de ce continent une priorité. |
Mais si ses efforts en faveur d'une réduction de la dette et de l'aide à l'Afrique sont salués, les experts qualifient le bilan africain du Premier ministre britannique sur le départ de mitigé.
Tony Blair est attendu en Sierra Leone et en Afrique du Sud, ont annoncé ces deux pays, alors que Downing Street a refusé de confirmer pour l'instant le programme du Premier ministre pour des raisons de sécurité.
M. Blair pourrait également faire escale en Libye. Les familles d'enfants libyens contaminés par le sida ont annoncé que le Premier ministre britannique devait les rencontrer ainsi que les autorités du pays dans le cadre de sa tournée africaine.
Le Premier ministre pourrait faire une dernière tentative pour trouver une solution au drame des cinq infirmières bulgares et au médecin palestinien condamnés en Libye à la peine capitale dans cette affaire après avoir été accusés d'avoir inoculé le virus du sida à plus de 400 enfants libyens, ce qu'ils nient.
M. Blair qui doit quitter Downing Street le 27 juin après 10 ans au pouvoir, a décrit la situation en Afrique comme "une cicatrice sur la conscience du monde".
Il a réussi a replacer l'Afrique parmi les priorités des grandes puissances, mais les ONG britanniques estiment que son héritage ne se réalisera vraiment que quand les pays riches rempliront leurs promesses faites en 2008 au G8 de Gleneagles d'alléger la dette de l'Afrique et de doubler leur aide à l'horizon 2010.
L'ONG Oxfam a souligné en mai que sur 50 milliards de dollars promis d'ici 2010, 30 milliards restaient encore à payer.
Comme dans d'autres domaines, l'approche de Tony Blair envers l'Afrique est fortement imprégnée de morale et certains analystes y voient même un sentiment de culpabilité pour le passé colonial britannique.
Tony Blair a relancé la politique britannique d'aide au développement en créant en 1997 le ministère pour le Développement international, qui consacre 50% de son budget à l'Afrique sub-saharienne.
Il a aussi été applaudi pour avoir envoyé des troupes en Sierra Leone aidant à restaurer l'ordre dans ce pays meurtri par 10 ans de guerre civile.
Beaucoup de pays africains attendent encore une annulation de leur dette mais ceux qui l'ont déjà obtenue peuvent remercier Londres "pour avoir poussé sans relâche", estime Judith Melby, spécialiste de l'Afrique chez Christian Aid.
Paul Williams, auteur de "La politique étrangère sous le New labour de 1997 à 2005", estime que le bilan de Tony Blair sur l'Afrique est "contrasté".
Il inscrit à son passif des ventes d'armes britanniques à l'Afrique, notamment un système de contrôle aérien à l'armée en Tanzanie, et des avions et navires militaires à l'Afrique du Sud.
L'abandon l'an passé d'une enquête sur une affaire de corruption dans une vente d'armes de BAE Systems à l'Arabie saoudite sape le droit moral de Londres à faire la leçon à l'Afrique sur la corruption, ont observé les ONG ainsi que l'OCDE.
Le successeur de M. Blair, Gordon Brown, est aussi connu pour un fort engagement moral envers l'Afrique.
Mais Alex Vines, chef du Programme Afrique au centre de recherche Chatham House estime que M. Brown pourrait adopter une approche pour pragmatique au lieu de considérer ce continent comme un problème purement humanitaire.
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| Publié le: 28/05/2007 à 06:38:51 GMT |
Source : AFP |
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