| Début des négociations à Tripoli entre gouvernement et rebelles tchadiens |
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TRIPOLI (AFP) - Une délégation gouvernementale tchadienne et des chefs rebelles hostiles au président Idriss Deby Itno ont commencé samedi à Tripoli leurs négociations en vue de parvenir à un accord de paix, a rapporté un journaliste de l'AFP. |
La réunion, initialement prévue vendredi, a été ouverte par le chef des Renseignements libyens, Abdallah Senoussi, qui a appelé gouvernement et rebelles à "privilégier l'intérêt du peuple tchadien et à cesser les hostilités", assurant que la Libye et le Soudan "garantiraient l'application de tout accord signé".
Selon un projet d'accord, les deux parties devraient proclamer notamment "un cessez-le-feu immédiat" et accepter de "s'abstenir de tout acte militaire", ainsi que le désarmement des combattants des mouvements signataires et la proclamation d'une amnistie générale.
Le texte, dont l'AFP a eu une copie, prévoit également "l'implication des mouvements signataires dans la gestion" des affaires publiques et leur transformation en partis politiques.
La délégation gouvernementale est conduite par le ministre d'Etat chargé des Infrastructures, Adoum Younousmi.
Les groupes rebelles sont représentés par Mahamat Nouri, président de l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), Abdelwahid Aboud Makkay, de l'UFDD-Fondamentale, Timane Erdimi, chef du Rassemblement des forces pour le changement (RFC), et Hassan Saleh al-Djinédi, dirigeant de la Concorde nationale tchadienne (CNT).
Selon M. Aboud Makkay, "le problème qui se pose actuellement au Tchad est essentiellement d'ordre constitutionnel". "Nous exigeons un amendement de la constitution pour ouvrir de nouveau la voie à la transition", a-t-il dit à l'AFP avant le début de la réunion.
M. Erdimi a dénoncé une "gestion catastrophique du pays par M. Deby". "Pour changer cette situation, nous exigeons d'être partenaires à parts égales dans la prise de décision", a-t-il.
"Nous demandons d'abord le départ de Deby", a déclaré pour sa part le président de l'UFDD. "Les négociations de Tripoli devraient mener à un dialogue entre toutes les composantes de la société tchadienne, qui aboutirait à une solution globale", a-t-il déclaré à l'AFP.
Selon l'agence officielle libyenne Jana, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a proposé d'acheter les armes des mouvements rebelles et suggéré que ces derniers se transforment en partis politiques d'opposition.
Le Tchad accuse le Soudan de soutenir ces groupes rebelles qui ont lancé depuis plus d'un an plusieurs attaques contre les forces gouvernementales dans l'est du pays.
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| Publié le: 23/06/2007 à 12:47:19 GMT |
Source : AFP |
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