| Cristina de Kirchner, élue chef d'Etat de l'Argentine |
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BUENOS AIRES (MAP) - La première dame Cristina Fernandez de Kirchner a été élue, dimanche au premier tour présidentiel, nouveau chef d'Etat de la République d'Argentine et devra succéder à son époux Nestor Kirchner à partir du 10 décembre prochain. |
Selon les résultats officiels partiels, la sénatrice Cristina de Kirchner a recueilli environ 43 pc des suffrages, mais avec un écart de plus de 20 points sur le rival le mieux placé, en l'occurrence la candidate de la Coalition Civique (centre-gauche), Elisa Carrio.
En effet, la loi stipule que pour être élu président de la république au premier tour, un candidat doit obtenir au moins 45 pc des suffrages ou plus de 40 pc des voix, avec un écart de plus de 10 points sur le rival arrivé en deuxième position.
Militante péroniste depuis les années 70, Mme De Kirchner, 53 ans, a été élue en 1989 membre du parlement provincial de Santa Cruz, en Terre de Feu, et réélue en 1993, avant d'occuper un premier siège au Congrès fédéral en tant que députée en 1997 et sénatrice en 2001, toujours en représentation de la province patagonique de Santa Cruz, terre natale de son époux.
Aux législatives du 23 octobre 2005, Mme De Kirchner, candidate du Front pour la Victoire (FPV - au pouvoir), a été réélue sénatrice, cette fois en représentation de la province de Buenos Aires, où elle a obtenu 42 pc des suffrages, marquant ainsi un écart net de 26 points avec l'ex-première dame Hilda Gonzalez de Duhalde.
La candidature présidentielle de la première dame, lancée officiellement en juillet dernier, a été promue en tant que ""continuité du projet gouvernemental"" initié en mai 2003 par le président Kirchner, dont le mandat s'est caractérisé par une forte récupération de l'économie après la grande crise économique, sociale et institutionnelle argentine de 2001-2002.
Durant ce mandat, l'Argentine a connu une croissance économique soutenue à un rythme annuel supérieur à 8 pc, grâce notamment à la réactivation du secteur industriel (l'agricole n'a pas été touché par la grande crise en raison de son potentiel exportateur), permettant la création de 2,5 millions de nouveaux postes d'emploi et la baisse du chômage, de la pauvreté et de l'indigence, ramenés respectivement de 23 à 8,4 pc, de 57,5 à 27 pc et de 26 à 11 pc.
Outre l'élection présidentielle, les électeurs argentins ont renouvelé la moitié (130 sièges) du congrès des députés et le tiers (24 sièges) du sénat, ainsi que des parlementaires régionaux et les gouverneurs de huit provinces.
Dans la province de Buenos Aires, le plus grand district électoral du pays, les quelque 10 millions d'électeurs (37 pc de l'électorat argentin) ont été appelés aux urnes pour élire le nouveau gouverneur, 35 députés nationaux, 23 sénateurs et 46 députés provinciaux, 134 intendants et 1.030 conseillers municipaux.
Les résultats préliminaires indiquent que le candidat du Front pour la Victoire, l'actuel vice-président de la république et président du sénat, Daniel Scioli, est élu nouveau gouverneur en s'imposant par plus de 50 pc des voix, ce qui en fait l'une des principales personnalités politiques du pays.
Par ailleurs, les observateurs relèvent que Mme Carrio a réalisé d'excellents scores dans certains grands centres urbains, notamment dans la capitale Fédérale, dans certaines localités de la province de Buenos Aires et dans les chefs-lieux de deux autres grandes provinces, Cordoba et Santa Fe.
Se définissant comme ""libérale, chrétienne et féministe"", Mme Carrio, ex-militante du parti Union Civique Radicale (UCR, Social-démocratie), a fondé en 2003 sa propre formation politique, l'""Alternative pour une République d'Egaux"" (ARI). En tant que députée, elle s'est distinguée par sa lutte contre la corruption, ce qui lui a valu de nombreux problèmes avec la justice.
La journée électorale de dimanche a été qualifiée d'exemplaire par le ministre de l'intérieur, Anibal Fernandez. Elle n'a été perturbée que par des incidents isolés, tels le retard mis pour l'ouverture de certains bureaux ou la disparition des bulletins de vote. Précisément, pour garantir le déroulement normal du scrutin, le gouvernement a mis en marche un important dispositif sécuritaire, mobilisant à cette fin quelque 100.000 éléments des forces armées et des polices fédérale et provinciale. |
| Publié le: 29/10/2007 à 08:03:00 GMT |
Source : MAP |
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