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Les cours du pétrole fléchissent après un record à 126,40 dollars le baril à New York
Un puits de pétrole en Californie, en janvier 2008 (© AFP/Getty Images/Archives - David McNew)
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LONDRES (AFP) - Les prix du pétrole cédaient du terrain lundi en fin d'après-midi, après un nouveau record à 126,40 dollars le baril à New York, dans le contexte toujours haussier dû à la faiblesse chronique du dollar, les tensions géopolitiques au Liban et les menaces sur l'offre.
Le "light sweet crude" pour livraison en juin, qui était tombé en cours d'échanges à 123,89 dollars, une baisse de deux dollars, a brutalement grimpé vers 15H10 GMT jusqu'à 126,40 dollars, un nouveau record effaçant une performance qui datait de vendredi dernier (à 126,27 dollars).

Vers 16H00 GMT, il s'était replié et s'échangeait à 125,62 dollars, en baisse de 34 cents, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).


A la même heure, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin, s'échangeait à 124,24 dollars, en baisse de 1,16 dollar, sur l'InterContinental Exchange de Londres.

Depuis le 1er mai, le prix du baril de brut a gagné près de 15 dollars, dont plus de six la semaine dernière. Cette dernière flambée a été nourrie par des craintes au Nigeria, un regain de tensions géopolitiques autour de l'Iran, et des achats importants de la part des fonds spéculatifs.

En baisse depuis la matinée, le pétrole est brutalement repassé dans le vert vers 15H10, au moment précis où la monnaie unique faisait une poussée face au dollar, grimpant jusqu'à 1,5538 dollar contre un euro, alors qu'elle évoluait jusque là en baisse.

Or, la faiblesse du dollar incite les investisseurs à acheter des matières premières pour se couvrir contre l'inflation.

Par ailleurs, lundi le marché semblait se tourner avec inquiétude vers le Liban, où des combats avaient repris à Tripoli après une semaine de violences entre factions armées.

"Bien que le pays ne produise pas de pétrole, les tensions au Liban s'ajoutent à l'instabilité générale de la région", commentaient les analystes du cabinet John Hall.

"Il semble que, malgré le redressement de la production au Nigeria et en Ecosse la semaine dernière (...), les investisseurs continuent à se méfier de la sensibilité du marché aux différentes interruptions de l'offre et aux craintes géopolitiques", ajoutait Michael Davis, analyste de la maison de courtage Sucden.

Les prix profitent en effet toujours des craintes sur le Nigeria, le premier producteur de brut africain, dont les installations pétrolières sont la cible de violences chroniques.

La compagnie pétrolière Shell perd chaque jour au Nigeria l'équivalent d'environ 30.000 barils de brut en raison des dernières attaques contre ses installations dans le delta du Niger, a annoncé samedi à la presse un responsable de la compagnie.


Les opérateurs sont particulièrement sensibles aux interruptions de production réelles ou potentielles, dans un contexte marqué par un rapport très serré entre l'offre et la demande.

En plein essor, notamment dans les pays émergents, la demande pétrolière se heurte à l'inertie de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui, depuis septembre dernier, a laissé inchangés ses quotas de production. Dans un communiqué publié la semaine dernière, le cartel pétrolier s'est contenté de répéter que le marché était correctement approvisionné et que la flambée des prix était due aux spéculateurs.

"L'Opep (...) a commencé à tester le marché avec des +sources+ mentionnnant la possibilité d'une réunion anticipée", a cependant rapporté Olivie Jakob, du cabinet Petromatrix.

A moyen terme, plusieurs experts estiment que les prix ne peuvent rester à de tels niveaux, car selon eux, la demande devrait finir par réagir aux prix très élevés de l'or noir.

Publié le: 12/05/2008 à 17:15:24 GMT Source : AFP
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