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Courrier de la chanson
Vincent Delerm le 8 mars 2008 à Paris (© AFP/Archives - Bertrand Guay)
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PARIS (AFP) - Delerm en forme - Vincent Delerm n'a pas changé. Dès le début de "Tous les acteurs s'appellent Terrence", la chanson d'ouverture de son quatrième album, "Quinze chansons", il auto-caricature sa méthode d'écriture cinématographique: quelques noms propres plantent le décor, évoquent de vastes images en quelques petites touches, puis les personnages dialoguent.
D'un: "Tu vois", il s'adresse à son public, un peu plus restreint que les 400.000 exemplaires du premier album, mais conquis par sa voix traînante et ses petites chansons sur des thèmes a priori peu vendeurs (une pochette d'album de Leonard Cohen, un tacle de Patrick Vieira qui "n'est pas une truite en chocolat").

L'anti-James Blunt sait toujours trousser ses textes référencés et pince-sans-rire et a même réussi la synthèse dans cet album. Les deux premiers ("Vincent Delerm" en 2002 puis "Kensington Square" en 2004) étaient surtout portés par les textes, puis Delerm, comme décomplexé, s'était fait plus chanteur dans le troisième ("Les Piqûres d'araignée" en 2006), mais les textes étaient moins incisifs.


Dans "Quinze chansons" (clin d'oeil au "Twelve songs" de l'Américain Randy Newman), la musique est audacieuse et les arrangements soignés, comme le fond de vibraphone dans "Je pense à toi", vrai bijou variétoche avec la touche Delerm. Et il y a toujours des perles comme la phrase: "Les lecteurs de Houellebecq font rarement un sapin".

- Une histoire de France en chansons au Silvia-Monfort - Roger Louret est à l'affiche du Théâtre Silvia-Monfort à Paris jusqu'au 11 janvier avec son spectacle "La Java des mémoires", une histoire de France en chansons.

"C'est l'histoire des années 1930-1950, racontées à travers les chansons populaires du moment, qui font appel à notre mémoire collective ou individuelle, consciente ou inconsciente, mais aussi à l'émotion quand monte lentement dans l'air d'un soir d'été: "Ami, entends-tu...", explique Roger Louret. "Une période où la volonté de vivre et d'être heureux semblait plus forte que tout".

Chansons, rengaines populaires, refrains dansants, hymnes engagés balisent le spectacle. Chaque air n'est jamais chanté dans sa totalité mais s'enchaîne bien avec le suivant, et s'accompagne d'une certaine distance lorsque les paroles font franchement sourire.

On reconnaît dans ce pot-pourri des extraits de "Tout va très bien madame la marquise", du "Plus beau tango du monde", de "Lily Marlène", de "Y a d'la joie" ou encore de "La Belle de Cadix". L'accordéoniste Josias Villechange, coiffé d'une casquette canaille, enchaîne les accompagnements de chaque air avec une confondante virtuosité et un sens musical digne d'éloges.

Publié le: 28/11/2008 à 12:14:07 GMT Source : AFP
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