| La conférence de Tanger, un legs historique consolidé par la création de l'UMA (Hédi Baccouche) |
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TUNIS (MAP) - La Conférence de Tanger est un legs historique pour la région maghrébine qui s'est consolidé par la création de l'Union du Maghreb Arabe (UMA), a affirmé l'ancien Premier ministre tunisien, Hédi Baccouche. |
Intervenant vendredi à Tunis lors d'une conférence sur le thème ""La Déclaration de Tanger: 50 ans après"", initiée par le parti tunisien du ""Rassemblement Constitutionnel Démocratique"" (RCD), M. Baccouche a rappelé la conjoncture et les péripéties qui ont entouré la Conférence de Tanger, notamment la volonté de relever le défi de la décolonisation au Maghreb.
La conférence de Tanger, qui s'était tenue du 27 au 30 avril 1958, constitue un prolongement des événements du 18 janvier 1952 en Tunisie, du 20 août 1953 au Maroc, des émeutes sanglantes survenues à Casablanca après l'assassinat du syndicaliste tunisien Ferhat Hachad, et de la révolution du 1er novembre 1954 en Algérie, a indiqué M. Baccouche.
Le conférencier a passé en revue les circonstances difficiles et les défis auxquels faisaient face, à cette époque, les pays de la région, rappelant la résistance armée qui a été déclenchée en Algérie et la lutte du Maroc contre l'occupation française et espagnole pour parachever son intégrité territoriale.
Et d'ajouter que le Maroc, qui recouvré son indépendance en 1956, continue de revendiquer sa souveraineté sur les présides occupés de Sebta et Mellilia.
Il a, par ailleurs, jeté la lumière sur le soutien moral, matériel et militaire apporté par la Tunisie et le Maroc à la révolution algérienne dans sa lutte pour la libération, expliquant que cette révolution avait gagné sa lutte grâce aux bases arrières installées en Tunisie et au Maroc.
La conférence de Tanger a été une victoire pour le Maroc, la Tunisie, la révolution algérienne et au courant unioniste en Afrique du Nord, a-t-il dit, ajoutant que même si les objectifs de cette conférence n'ont pas été atteints, elle reste toutefois ""un grand événement historique"".
L'édification de l'UMA est une nécessité historique surtout que tous les facteurs de l'union sont là, a estimé le conférencier, mettant en exergue les potentialités naturelles et humaines dont regorgent les pays de la région maghrébine.
Pour sa part, le secrétaire général du RCD, M. Hédi M'Henni, a mis l'accent sur le souci constant de la Tunisie de consolider l'édifice du Maghreb arabe, convaincu qu'il est de la communauté de destin des pays maghrébins et de la nécessité d'élever le concept de l'unité maghrébine au stade de la concrétisation effective, dans une conjoncture mondiale marquée par l'émergence des groupements régionaux et l'acuité de la concurrence sur les marchés mondiaux.
M. M'Henni a, également, plaidé pour le parachèvement de l'édification de l'UMA afin de concrétiser les aspirations des générations montantes à bâtir un espace unifié dans lequel tous les moyens et les potentialités disponibles seront mis en oeuvre pour relever les défis qui se posent, aux plans national, régional et mondial, et gagner les paris de la stabilité, du développement et du progrès.
Ont pris part à cette rencontre, MM. Najib Zerouali Ouariti, ambassadeur du Maroc à Tunis, Abdelhak Tazi, membre du comité exécutif du Parti de l'Istiqlal, Mohamed Lamrini, membre du bureau politique de l'Union socialiste des forces populaire (USFP) ainsi que deux représentants du Front de libération nationale (FLN-Algérie) et des responsables politiques tunisiens.
Auparavant, MM. Tazi et Lamrini ont eu des entretiens avec le secrétaire général du RCD axés, notamment, sur les manifestations programmées par le Parti de l'Istiqlal et l'USFP dimanche dans la ville du détroit dans le cadre de la célébration du 50-ème anniversaire de la Conférence de Tanger. |
| Publié le: 26/04/2008 à 06:30:57 GMT |
Source : MAP |
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