| La Chine annonce un second cas suspect de SRAS alors que le premier cas confirmé de la saison quitte l'hôpital |
|
Une serveuse hospitalisée dans la ville de Guangzhou dans le sud de la Chine a été déclarée comme le second cas suspect du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) en Chine, alors que le premier cas confirmé de la saison quittait l'hôpital jeudi, a annoncé jeudi le gouvernement chinois. |
L'agence de presse officielle Chine Nouvelle qui a rapporté ces nouvelles n'a pas fourni d'autres détails sur ce second cas suspect de la saison.
Selon des informations rapportées précédemment, il s'agit d'une jeune femme de 20 ans, qui travaille comme serveuse dans un restaurant servant des animaux sauvages. La Chine a ordonné lundi l'abattage en urgence de 10.000 civettes après que des tests pratiqués à Hong Kong sur ce patient chinois eurent révélé que le SRAS pourrait être lié à ce petit carnivore apprécié des gourmets de la région.
Le virus du SRAS, qui avait fait irruption dans la même province de Guangdong en novembre 2002, avait infecté plus de 8.000 personnes et causé 774 décès, la plupart en Asie, dont 349 en Chine, avant de s'éteindre en juillet. Entre-temps, la peur d'une épidémie incontrôlable au niveau mondial s'était emparée de la planète.
La serveuse suspectée de porte la maladie, s'est présentée à l'hôpital le 31 décembre dernier et a été mise en quarantaine après que les tests médicaux eurent décelé une possible inflammation de ses poumons.
Les autorités de la santé de la ville de Guangzhou n'ont pas commenté cette information jeudi. Un peu plus tôt cette semaine, les responsables de Guangzhou avaient démenti les informations selon lesquelles la jeune femme pouvait être atteinte du SRAS.
Un porte-parole de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Pékin, Roy Wadia, a déclaré jeudi qu'il n'avait pas d'informations sur l'état de santé de cette jeune serveuse.
Les autorités enquêtent désormais sur la manière dont elle pourrait avoir contracté la maladie. Le domicile de la jeune femme et les autres lieux qu'elle a fréquenté étaient en cours de désinfection, selon les médias.
Quelque 48 personnes qui étaient "en contact proche" avec la serveuse ont été mises en quarantaine et 52 autres sont "sous observation médicale", a rapporté le quotidien "The Southern Daily".
Peu avant l'annonce de ce second cas suspect, Pékin annonçait que l'homme chez lequel avait été confirmé lundi le premier cas de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) de la saison en Chine était désormais guéri et avait quitté l'hôpital jeudi.
Ce producteur de télévision de la province méridionale de Guangdong, âgé de 32 ans et désigné par le seul prénom de "Luo", avait été hospitalisé le 20 décembre, mais n'avait plus de fièvre depuis le 24 décembre. Il a quitté l'hôpital jeudi, a rapporté l'agence de presse officielle Chine Nouvelle.
"Son état de santé s'est amélioré chaque jour grâce au traitement conventionnel", a précisé Chine Nouvelle sans fournir d'autres détails.
On ignore comment Luo a contracté le SRAS. Les autorités chinoises ont mis en quarantaine 81 personnes en contact avec cet homme, mais déclarent qu'aucune d'entre elles n'a montré des symptômes de la maladie. La plupart ont été libérées.
Par ailleurs à Hong Kong, trois membres d'une équipe de télévision, rentrés de la province de Guangdong après avoir effectué un reportage sur Luo, souffrent désormais de fièvres et de toux.
Les responsables hongkongais ont annoncé jeudi que ces trois employés de la chaîne de télévision TVB sont actuellement en train de subir des tests du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).
AP |
| Publié le: 08/01/2004 à 04:35:28 GMT |
|
|
|