Plusieurs manifestations ont eu lieu mercredi dans les territoires palestiniens suite à l'arrestation d'Ahmed Saadat, chef du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).
Cette arrestation était l'une des conditions posées par Ariel Sharon pour autoriser Yasser Arafat à quitter Ramallah où il est bloqué depuis début décembre par l'armée israélienne. Le mouvement radical de gauche avait revendiqué l'assassinat le 17 octobre à Jérusalem-Est du ministre israélien du Tourisme, Rehavam Zeevi. Deux des 4 assassins, dont l'arrestation est aussi exigée, courent cependant encore.
Le FPLP a averti que l'arrestation de son chef risquait de déboucher sur "une confrontation politique totale" entre l'Autorité palestinienne et l'ensemble des Palestiniens. Les organisations islamistes radicales palestiniennes du Jihad et du Hamas ont pour leur part affirmé qu'elles intensifieraient leurs attaques contre Israël en réaction à cette arrestation. Ariel Sharon a de son côté clairement affirmé qu'il ne croyait pas à l'arrestation d'Ahmad Saadat. Cette annonce fait partie du "royaume du mensonge" de Yasser Arafat, a-t-il précisé. Le premier ministre a exigé des preuves.