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"La Cerisaie" de Tchekhov: le bel adieu d'Alain Françon à la Colline
PARIS (AFP) - Le metteur en scène Alain Françon quittera en janvier 2010 le Théâtre national de la Colline à Paris: pour sa dernière création comme directeur, il a choisi de remonter "La Cerisaie" de Tchekhov, pièce en forme d'adieu qui prend ici tout son sens et sa saveur.
Atteint par la limite d'âge (65 ans) le 16 janvier prochain, Alain Françon laissera la direction de la Colline (XXe arrondissement) à un metteur en scène de 20 ans son cadet, Stéphane Braunschweig, déjà "artiste associé" de la maison.

Pour la dernière nouvelle mise en scène de son mandat, entamé en 1996, le directeur sortant s'offre la grande salle du théâtre pendant près de deux mois, jusqu'au 10 mai, avec "La Cerisaie".


Aux côtés d'auteurs aussi différents que Feydeau, Ibsen, Michel Vinaver ou Edward Bond, Tchekhov aura compté dans l'itinéraire créatif d'Alain Françon, qui a monté depuis 1995 "La Mouette", "Ivanov", "Le Chant du cygne" et "Platonov". Et aussi, déjà, "La Cerisaie" en 1998 à la Comédie-Française.

Faut-il y voir un symbole ? Pour Anton Tchekhov aussi, "La Cerisaie" sonne comme un départ. D'abord parce que c'est l'ultime oeuvre du grand auteur russe, créée en janvier 1904, quelques mois avant sa mort, à 44 ans, de la tuberculose. Ensuite par le propos même de la pièce, qui montre la vie d'une famille aristocratique endettée dans une propriété, la Cerisaie, qu'elle va devoir quitter alors qu'elle n'est pas prête à s'y résoudre, dans une Russie d'entre-deux-siècles qui est aussi à un tournant socio-politique.

Comme à chaque fois qu'il monte du Tchekhov, Alain Françon a consulté le "cahier de régie" contenant les indications de Stanislavski, premier metteur en scène de la pièce, au Théâtre d'art de Moscou.

A en croire les photographies de la création, remises au spectateur, le directeur de la Colline et son décorateur Jacques Gabel se sont inspirés de l'esthétique du spectacle de Stanislavski, avec son armoire centenaire à l'acte I, la botte de foin et le banc champêtres du II, la salle de bal en arrière-plan (III), les bagages en attente du départ (IV)...

Cette scénographie à la fois fidèle et joliment stylisée ne garantit pas un regard novateur sur la pièce, mais permet de rendre justice à son atmosphère si particulière, paradoxale dans sa gaieté mélancolique, son aveuglement devant la réalité qui est finalement une façon d'y faire face.

La Cerisaie, la pièce comme le lieu, est envahie de cour à jardin (et vice-versa) par la vie d'une micro-société qui ne peut s'incarner que dans une troupe diverse, aux personnages finement caractérisés.

Alain Françon réussit ce tour de force avec des acteurs comme Dominique Valadié (parfaite en propriétaire nostalgique), Didier Sandre (son frère fragile) et Jean-Paul Roussillon (le vieux laquais Firs), dont la voix brisée colle à un monde qui a volé en éclats.

Publié le: 19/03/2009 à 11:44:08 GMT Source : AFP
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