Maroc

Portail Maroc

Cannes: la guerre du Liban dans un film d'animation original et poignant Atlasvista Maroc
Recherche avancée

Maroc Annonces

Maroc Rencontres

Maroc Blogs

Actualité Actualité
Communauté Communauté
Pratique Pratique
Agenda
Agenda vide
Dossiers Dossiers
Horaires
Gare de Départ
Gare d’arrivée
Rencontres
Je suis
Je cherche
entre et

Fils RSS de AtlasVista
Fils RSS AtlasVista

 
Envoyer cette article à un(e) ami(e)
Votre nom :*
Votre E-mail :
E-mail du destinataire :*
Votre message :
Veuillez copier le code ci-contre : *
*champ obligatoire
Monde » Moyen Orient Monde » Moyen Orient
Cannes: la guerre du Liban dans un film d'animation original et poignant
Le réalisateur israélien Ari Folman du film "Valse avec Bachir" à Cannes le 15 mai 2008 (© AFP - Francois Guillot)
Cliquer pour agrandir
CANNES (AFP) - La guerre et la prison sont au menu du 61e Festival de Cannes jeudi avec "Valse avec Bachir" et "Leonera", deux films bouleversants qui, après la parabole de "Blindness" sur l'aveuglement du monde moderne, confirment le ton grave du début de la compétition.
Très original dans sa forme, "Valse avec Bachir" de l'Israélien Ari Folman, en lice pour la première fois pour la Palme d'Or, est un documentaire d'animation autobiographique sur la première guerre du Liban où le réalisateur a combattu au début des années 1980.

Il devrait susciter le débat, alors que l'Etat d'Israël fête ses soixante ans, mais aussi séduire un jury dont le président, l'acteur réalisateur américain Sean Penn a souligné, dès l'ouverture du festival, que la Palme d'Or reviendrait à un auteur "conscient du monde qui l'entoure".

Hanté par le souvenir enfoui des massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila à Beyrouth perpétrés par les phalanges chrétiennes sous les yeux des soldats israéliens, "Valse avec Bachir" s'ouvre sur un cauchemar: un ami de l'auteur rêve chaque nuit, qu'il est poursuivi par les 26 chiens qu'il a tués à l'entrée des villages du Liban, lorsqu'il était jeune soldat.

Le récit de ce cauchemar amène alors Ari à partir en quête d'un passé dont il ne se rappelle rien.

Thérapie personnelle, réflexion sur le travail de la mémoire, "dynamique et vivante, qui remplit les trous", "Valse avec Bachir" est avant tout une dénonciation de la guerre.

Son efficacité réside précisément dans le recours à l'animation qui permet de mettre en images un conflit qui en est dépourvu, avec plus de liberté qu'un documentaire classique, et sans le glamour ni la grandiloquence des films de guerre hollywoodiens.

Il s'articule autour de témoignages d'anciens compagnons et d'experts, tournés d'abord en vidéo puis entièrement redessinés dans un style de bande dessinée. Loin d'y perdre leur force, les personnages n'ont pas le côté artificiel des dessins animés en 3D et, par un jeu savant de couleurs et de fluidité des mouvements de caméra, gagnent même en authenticité. La bande-son, omniprésente, de Max Richter plonge intensément le spectateur dans le quotidien des jeunes soldats.

De l'attaque au lance-roquettes d'un convoi de Tsahal par un enfant dans un verger du Liban à l'attente de soldats israéliens sur une plage, Ari Folman montre la guerre sous toutes ses facettes, sanglantes et absurdes, pour aboutir au massacre des camps de Sabra et Chatila, perpétré de nuit à la lumière des fusées éclairantes tirées par les soldats israéliens.

Là, face à la douleur d'enfants, de femmes et de vieillards palestiniens comparés aux survivants du ghetto de Varsovie - et à l'indifférence de l'ex-Premier ministre israélien Ariel Sharon, alors ministre de la Défense -, l'auteur dénoue enfin le traumatisme enfoui dans sa mémoire, le film s'achevant symboliquement sur les rares images d'archives disponibles.


L'autre oeuvre projetée jeudi en compétition, "Leonera", est le cinquième film de Pablo Trapero. Ce beau portrait de femme, dépeint avec finesse le dilemme moral posé par la présence de jeunes enfants dans les prisons.

Avec "La femme sans "tête" de Lucrecia Martel, c'est l'un des deux tickets argentins pour la Palme d'or.

Côté strass et paillettes, l'actrice américaine Angelina Jolie montera les marches jeudi pour la projection, hors compétition, de "Kung Fu Panda", film d'animation des Américains Mark Osborne et John Stevenson auquel elle prête sa voix aux côtés de Dustin Hoffman, Jack Black, Jacky Chan et Lucy Liu.

Publié le: 15/05/2008 à 13:26:41 GMT Source : AFP
Envoyer l'article à un ami
Envoyer
Format PDF
PDF
Vesion imprimable
Imprimer
A lire aussi

» Coupe UEFA: tirage assez clément pour les clubs français

» Etats-Unis: un ex-Marine acquitté du meurtre de...

» Moqtada Sadr ordonne un arrêt des opérations de l'Armée...

» Israël: les manuscrits bimillénaires de la mer Morte...

» Egyptien tué par des balles US: un mauvais "timing" dit...

Suite »

Sondage...
Emprunter l'identité d'une célébrité ou d'une personnalité politique sur des sites Web de réseau social (ex : Facebook) est selon vous:
 Une usurpation d'identité passible de peine de prison  
 Un acte tout à fait habituel et très répandu. Où est le mal ?  
© 2001- 2008 AtlasVista Maroc
Hébergement: Heberjahiz