| Bush promeut les sportifs américains ambassadeurs de la liberté |
| WASHINGTON (AFP) - Le président George W. Bush a investi lundi les sportifs américains du rôle "d'ambassadeurs de la liberté" aux Jeux olympiques de Pékin, malgré la sensibilité du gouvernement chinois à tout ce qui peut passer pour une politisation de l'événement. |
"A Pékin, vous véhiculerez les valeurs les plus chères à notre pays; ambassadeurs de la liberté, vous représenterez l'amour que l'Amérique porte à la liberté et l'importance que nous accordons aux droits de l'Homme et à la dignité humaine", a dit M. Bush lors d'une rencontre à la Maison Blanche avec des membres des équipes olympique et paralympique américaines.
"Vous représenterez cela auprès des autres athlètes et du peuple de Chine", a dit M. Bush, en présence d'une vingtaine de membres des équipes américaines de voile, d'escrime ou de softball, mais aucune star du gabarit du nageur Michael Phelps, du basketteur Kobe Bryant ou du sprinteur Tyson Gay.
M. Bush a souligné que les sportifs américains seraient aussi les dépositaires d'un certain état d'esprit, qu'ils seraient "humbles dans la victoire et dignes dans la défaite", et qu'ils montreraient "le respect que l'Amérique a pour le reste du monde".
Grand amateur de sport, pratiquant passionné de vélo tout-terrain, M. Bush s'est déclaré "chaud-bouillant" à l'idée de se rendre à Pékin pour suivre une partie des compétitions.
Mais c'est surtout en élevant au rang "d'ambassadeurs de la liberté" des sportifs qui devraient une nouvelle fois occuper le devant de la scène olympique que M. Bush risque de retenir l'attention à Pékin.
M. Bush a accepté l'invitation à se rendre aux Jeux malgré les appels à boycotter l'événement peut-être le plus médiatisé de l'année, malgré les troubles de mi-mars au Tibet et malgré les accusations de répression portées contre les autorités chinoises.
S'il a attendu début juillet pour rendre officielle sa présence à la cérémonie d'ouverture le 8 août, M. Bush dit depuis des mois distinguer entre le sport et la politique et aller aux Jeux pour soutenir les sportifs.
Outre la cérémonie d'ouverture, M. Bush a publiquement demandé à son homologue Hu Jintao des billets pour le très attendu match de basket entre les Etats-Unis et la Chine, le 9 juillet en marge du sommet des pays industrialisés au Japon.
Il fait peu de doute que M. Bush les obtienne.
Mais M. Hu a dit ce jour-là avoir "hautement apprécié" que le président Bush ait à plusieurs reprises exprimé son refus de politiser les Jeux.
M. Bush a cependant répété aussi pendant des mois qu'il soulevait la question des libertés avec M. Hu dès qu'il en avait la possibilité et qu'il ne se priverait pas de le faire à nouveau en août, mais en dehors de l'enceinte sportive.
La sensibilité chinoise s'est manifestée avec les tensions entre Pékin et Paris, provoquées par la crise tibétaine, le fiasco du passage de la flamme olympique à Paris, l'incertitude sur la présence Nicolas Sarkozy à la cérémonie d'ouverture et l'éventualité d'une rencontre entre le président français et le chef spirituel des Tibétains.
Pas plus tard que la semaine passée, les autorités chinoises ont donné des signes d'agacement devant un hommage rendu la veille au dalaï lama, qu'elles considèrent comme un dangereux séparatiste et en qui le gouvernement et le parlement américains voient un champion des libertés.
L'athlète LaShawn Merritt, l'un des hôtes, s'est trouvé un peu embarrassé de se retrouver promu au rang "d'ambassadeur de la liberté". "Je veux dire... oui", a-t-il répondu à l'AFP qui lui demandait s'il se considérait comme tel, "mais ce qui compte le plus ici, c'est l'athlétisme, d'aller là-bas pour faire son travail".
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| Publié le: 21/07/2008 à 19:40:19 GMT |
Source : AFP |
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