| Arafat absent du sommet |
|
BEYROUTH - Les dirigeants arabes ouvrent ce mercredi à Beyrouth un sommet historique axé sur les conditions d'une paix avec Israël, mais beaucoup et non des moindres manquent à l'appel, à commencer par le Palestinien Yasser Arafat et l'Egyptien Hosni Moubarak. |
Les deux hommes ont annoncé mardi soir qu'ils ne participeraient pas au sommet de deux jours de la Ligue arabe qui devrait adopter une initiative de paix saoudienne. Autre absent de marque, le roi Abdallah de Jordanie qui sera représenté par son Premier ministre Ali Abou Ragheb pour des raisons non précisées, a indiqué mercredi un haut responsable libanais sans donner de raisons à cette décision de dernière minute. Le roi Abdallah, qui avait présidé en mars 2001 le dernier sommet arabe ordinaire qui s'était réuni à Amman, devait formellement passer le relais au président libanais Emile Lahoud.
L'Autorité palestinienne, craignant que son président ne soit empêché de revenir, a annoncé que "Yasser Arafat ne se rendra pas à Beyrouth pour le sommet arabe et restera dans les territoires palestiniens". Le Premier ministre israélien Ariel Sharon avait déjà écarté la possibilité de laisser partir Arafat, malgré les pressions des Etats-Unis et des Européens, disant que les "conditions n'étaient pas mûres" pour qu'il se rende à Beyrouth. Anticipant l'absence de M. Arafat, des dispositions ont été prises pour qu'il puisse s'adresser au sommet de Beyrouth via un système de transmission satellitaire, sur grand écran.
L'initiative du prince héritier saoudien Abdallah ben Abdel Aziz consiste à proposer à Israël de faire la paix et d'avoir des relations normales en échange de son retrait des territoires conquis en 1967. Cela inclut la Cisjordanie et la bande de Gaza, ainsi que deux territoires annexés par Israël: Jérusalem est et le plateau syrien du Golan. Ariel Sharon a déjà écarté un tel marché, jugeant dangereux pour la sécurité d'Israël de restituer tous ces territoires, mais les dirigeants arabes ont l'intention de s'adresser à l'opinion israélienne et du monde entier, par dessus la tête du Premier ministre israélien.
Le sommet va sans doute adopter la proposition saoudienne, mais devra pour ce faire satisfaire d'abord les exigences du Liban, qui refuse toute installation définitive sur son sol des quelque 360.000 réfugiés palestiniens qui y vivent. |
| Publié le: 27/03/2002 à 10:22:08 GMT |
|
|
|