| Après la grève, les boulangers passent à l'acte |
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A partir du vendredi 23 janvier, le prix du pain va augmenter : la bagette de 200 grammes coûterait 1dh 20, celle de 400 grammes passerait à 1dh 90. |
Et ce n'est pas tout, ces mêmes prix passeraient respectivement à 1dh 30 et 2dh 10 au 23 avril prochain pour enfin se stabiliser à 1dh 40 et 2dh 30 au 23 juillet 2004.
Cette grille de tarifs est celle que viennent de retenir les boulangers à quelques jours de la grève qu'ils ont observée les 14 et 15 courant pour revendiquer, eu égard au renchérissement des facteurs de production, l'actualisation du prix du pain.
Selon un communiqué du Syndicat unifié des boulangers-pâtissiers, dont une copie est parvenue à L'OPINION, la légitimité de cette révision à la hausse du prix du pain émane de l'accord de modération établi entre ledit Syndicat et le Gouvernement. Lequel accord, remontant au 29 juillet 1988 et rectifié le 21 juillet 1989, envisage la possibilité de l'actualisation du prix du pain à chaque fois que les inputs entrant dans la confection de cette denrée sont amenés à évoluer.
Les séries de faillites, l'accumulation des dettes vis à vis des minotiers, des banques, de la CNSS, du fisc... sont autant d'arguments développés dans le même sens par les boulangers.
Bien plus, le Syndicat unifié des boulangers-pâtissiers estime aussi qu'après avoir saisi par courrier, le 4 septembre 2003, le département de tutelle, son action est tout à fait légitime.
Dans le même sens, ce même Syndicat rapelle que la décision d'actualiser le prix du pain remonte au 14 octobre 2003 et si elle a été reportée à l'après ramadan c'est en vertu d'un commun accord au siège de la primature, en présence du Premier ministre, du ministre délégué chargé des Affaires économiques et de la mise à niveau ainsi que du gouverneur relevant du ministère de l'Interieur chargé des Affaires économiques et du Contrôle des prix.
Ceci dit, il est peut-être grand temps que le Gouvernement sorte de son mutisme et décline mieux sa politique en matière de subvention, de fixation et de contrôle des prix.
D'autant plus qu'il va sans dire que toute augmentation du prix du pain risque de causer un mouvement généralisé de flambée des prix.
L'Opinion |
| Publié le: 21/01/2004 à 05:09:19 GMT |
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