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Un ancien ministre du "polisario" regagne le Royaume pour exprimer son opposition à la partition du Sahara marocain
RABAT - M. Abdallah El Ghaïlani, ancien ministre du "polisario" dans les années 1980, a souligné, mardi à Rabat, qu'il a regagné le Maroc pour exprimer son opposition à la partition du Sahara marocain, appelant les Nations-unies à intervenir pour mettre fin à la situation dramatique des détenus marocains à Tindouf.
"Mon retour à la mère patrie intervient pour manifester mon rejet de la position de l'Algérie et du polisario qui prônent la partition du Sahara marocain", a indiqué M. El Ghaïlani lors d'une conférence de presse, relevant que les fissures au sein de la direction du "polisario" apparaissent de plus en plus manifestement.

Après avoir expliqué que son retour au Maroc s'inscrit dans le cadre de l'appel royal "la patrie est clémente et miséricordieuse", M. El Ghaïlani a noté que la décision de regagner la mère patrie a été prise depuis les événements d'octobre 1988 quand les séquestrés de Tindouf s'étaient soulevés contre la direction du "polisario", rappelant que ce soulèvement a été réprimé dans le sang par les troupes algériennes.


Soulignant les conditions dramatiques des détenus marocains à Tindouf et la situation désastreuse, notamment au plan sanitaire, de la population des camps de séquestration en Algérie, il a appelé les organisations humanitaires à exercer des pressions sur l'Algérie et le "polisario" afin d'obtenir leur libération.

M. El Ghailani a, dans ce cadre, attiré l'attention du Haut Commissariat des Nations-unies pour les Réfugiés (HCR) et des donateurs de l'aide humanitaire sur la duperie dont ils sont victimes de la part du "polisario" qui leur présente les chiffres fallacieux et mensongers de 165.000 réfugiés alors que leur nombre réel ne dépasse guère 50.000 personnes.

La population séquestrée à Tindouf aspire à la délivrance du joug algérien et se réjouit de l'appui du Maroc à l'accord-cadre proposé par l'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara, M. James Baker, comme solution adéquate au conflit, a indiqué M. El Ghailani.

Il a également révélé les manoeuvres pernicieuses et la propagande mensongère du "polisario" depuis 27 ans, notant que cette entité fantomatique ne peut reprendre les armes du fait que les cadres qui dirigent les opérations ont fui ses rangs.

Né en 1950 à Dakhla, M. El Ghaïlani, de la tribu Ouled Dlim, a regagné mercredi dernier le Royaume profitant d'un séjour à Las-Palmas où il suivait un stage de perfectionnement professionnelle, rappelle-t-on.

Faisant part de son parcours au sein du "polisario", M. El Ghaïlani a rappelé qu'il a rallié cette organisation en 1975 à l'âge de 25 ans. Après un stage d'endoctrinement et de formation à la base algérienne de "Jniene" sous l'encadrement d'officiers algériens, il a été nommé ministre de la Santé du "polisario" en 1988, poste qu'il occupa jusqu'à 1989.

Il a été ensuite désigné chef de département des ressources humaines militaires des bases arrières des différents secteurs militaire du "polisario", et, à ce titre, il "faisait partie de l'état major de l'armée".

En 1990, il a été nommé à la tête du département politique dit des "Jaliat" du polisario (colonie à l'étranger), et, en 1994, directeur de la fonction publique auprès du "premier ministre" et, en 1997, directeur du bureau des achats à Oran, en Algérie, jusqu'à la fin de 1999.
Publié le: 17/04/2002 à 13:27:39 GMT
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