Maroc

Portail Maroc

Une algue toxique tropicale sous observation en Méditerranée Atlasvista Maroc
Recherche avancée

Maroc Annonces

Maroc Rencontres

Maroc Blogs

Actualité Actualité
Communauté Communauté
Pratique Pratique
Agenda
Agenda vide
Dossiers Dossiers
Horaires
Gare de Départ
Gare d’arrivée
Rencontres
Je suis
Je cherche
entre et

Fils RSS de AtlasVista
Fils RSS AtlasVista

 
Envoyer cette article à un(e) ami(e)
Votre nom :*
Votre E-mail :
E-mail du destinataire :*
Votre message :
Veuillez copier le code ci-contre : *
*champ obligatoire
Monde » Sc / Environnement Monde » Sc / Environnement
Une algue toxique tropicale sous observation en Méditerranée
NICE (AFP) - Une algue toxique venue des tropiques a pris ses quartiers en Méditerranée où elle fait l'objet d'une surveillance renforcée après avoir entraîné plusieurs épisodes collectifs d'incommodations et de difficultés respiratoires en Italie et en Espagne depuis trois ans.
"Ostreopsis ovata" sera cet été au coeur d'un dispositif de veille, initié par la Direction générale de la santé (DGS) et l'Institut de veille sanitaire (InVS) sur les rivages des régions Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Corse.

Les organismes habituellement chargés de contrôler les eaux de baignade, le personnel des postes de secours sur les plages, les clubs de plongée vont faire l'objet d'une information afin de pouvoir détecter la présence de l'intruse et d'éventuelles anomalies sanitaires. L'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) sera associé à cette surveillance en effectuant des comptages d'ostreopsis sur le littoral.


En 2004, en Catalogne, plusieurs dizaines de résidants d'immeubles en bord de mer avaient été victimes de difficultés respiratoires dues à une forte concentration d'ostreopsis. Dans le golfe de Gênes, en juillet 2005, près de 200 personnes avaient été intoxiquées en deux jours, et une vingtaine d'entre elles avaient dû être hospitalisées.

Un premier épisode de ce type est intervenu en France, à Marseille, en juillet 2006: plusieurs plongeurs ont présenté des irritations des lèvres et de la bouche après s'être immergés dans une calanque de l'archipel du Frioul.

Jusqu'à présent discrète dans les zones tempérées, cette algue microscopique typique des climat tropicaux s'épanouit en Méditerranée depuis la fin des années 90.

"On peut supposer que le réchauffement de la mer est l'une des causes de prolifération d'ostreopsis en Méditerranée, particulièrement notables en Italie - en Toscane, Sicile et sur la côte ligure - depuis moins de dix ans", constate Rodolphe Lemée, biologiste marin à l'observatoire océanologique de Villefranche-sur-mer (Alpes-Maritimes).

Le risque sanitaire naît des périodes de floraison: la micro algue se détache du fond de l'eau où elle recouvre habituellement les rochers et les macro algues. Des millions de cellules se retrouvent dans la masse d'eau où elles forment une matière gélatineuse brunâtre qui se diffuse dans l'atmosphère.

"Lorsqu'ils entrent en contact avec la peau ou les voies respiratoires, ces fragments d'algues produisent des effets incommandants: fièvre, toux, troubles respiratoires, nausée, conjonctivite, démangeaisons. Les baigneurs autant que les personnes qui inhalent des gouttelettes transportées par le vent sont exposés", décrit M. Lemée.

"Les symptômes disparaissent habituellement au bout de quelques heures après un traitement à base d'antihistaminiques. La surveillance mise en oeuvre cet été devrait limiter les possibilités de survenue de phénomène épidémique lié à l'ostreopsis ovata en limitant, si nécessaire, l’accès à la baignade comme c’est déjà le cas pour les méduses", relativise Alexis Armengaud, médecin à la Cellule interrégionale d'épidémiologie d'intervention Sud.

Bénins, ces risques d'irritation sont particulièrement mal venus en pleine saison estivale. A Gênes, la concentration excessive de micro algues entraîne depuis deux ans une fermeture des plages durant quelques jours, le temps que le phénomène se dissipe naturellement.

Les proliférations d'ostreopsis peuvent avoir un impact potentiellement important pour les professionnels du tourisme, estiment plusieurs experts interrogés par l'AFP.

Publié le: 22/06/2007 à 09:34:42 GMT Source : AFP
Envoyer l'article à un ami
Envoyer
Format PDF
PDF
Vesion imprimable
Imprimer
A lire aussi

» Des espèces animales et végétales découvertes en...

» A Baïkonour, les touristes de l'espace plus nombreux...

» Total mis en examen pour la pollution de l'estuaire de...

» Echec d'une expérience visant à piéger le CO2 dans l'océan

» Les industriels américains redoutent une réglementation...

Suite »

Sondage...
Emprunter l'identité d'une célébrité ou d'une personnalité politique sur des sites Web de réseau social (ex : Facebook) est selon vous:
 Une usurpation d'identité passible de peine de prison  
 Un acte tout à fait habituel et très répandu. Où est le mal ?  
© 2001- 2009 AtlasVista Maroc
Hébergement: Heberjahiz