| Aïd Al Adha : l'offre sera abondante |
| L'offre en ovins et caprins devant être sacrifiés lors de l'Aid Al Adha sera abondante, assure le ministère de l'Agriculture et du Développement rural. |
"Les disponibilités sont estimées à 5,64 millions de têtes, dont 5,34 millions d'ovins, nés et élevés dans de bonnes conditions, tandis que la demande globale ne serait que de 5,16 millions de têtes, dont 4,82 millions d'ovins", a précisé le directeur de l'élevage au ministère de l'agriculture et du développement rural, M. Ahmed Sbihi, dans une déclaration à la MAP.
L'Aid Al Adha coïncide avec une période, la "meilleure de toutes celles observées sur les trois dernières années", particulièrement sur le plan sanitaire, a-t-il expliqué, affirmant que la clavelée a été maîtrisée et ramenée au point zéro entre septembre et décembre 2003, période de pic, après tant d'années d'efforts.
Encouragés par les conditions climatiques favorables qu'ont connues les différentes régions du Royaume durant les deux dernières années et au début de l'actuelle campagne, les éleveurs vont mettre sur le marché des ovins et caprins adultes issus en grande partie des naissances de la campagne 2002-2003, puisque l'Aid Al Adha se rapproche de plus en plus de la saison d'agnelage (septembre-décembre).
Le directeur de l'élevage a rappelé qu'au cours des deux dernières années, quatorze millions têtes d'ovins ont été vaccinés contre la clavelée, sans qu'on ait enregistré de cas de maladie.
Après avoir assuré que grâce à un encadrement rapproché et un suivi sanitaire rigoureux, cette maladie a été "totalement maîtrisée", M. Sbihi a mis en garde contre certaines rumeurs sur l'état de santé du cheptel ovin, véhiculées par des intermédiaires (Chennaka) pour se créer une occasion d'acheter à bas prix et attendre l'Aid pour revendre plus cher.
Le directeur de l'élevage s'est toutefois montré très réservé sur les prix et n'a voulu avancer aucun chiffre. Le prix sera fonction de l'offre et de la demande, a-t-il dit, faisant remarquer que la silhouette de la bête, sa race et son âge y seront également pour beaucoup.
Selon un relevé du ministère de l'Agriculture et du Développement rural, tenant compte des reports de stock des bêtes de plus d'un an, la demande sur les ovins mâles, qui constitue entre 85 et 98 % de la demande globale, serait de l'ordre de 4,1 à 4,3 millions de têtes, dont 3,88 millions de plus de six mois.
La demande sur les ovins femelles et les caprins sera largement satisfaite, comme les années écoulées.
Par ailleurs, les transactions commerciales concernant les animaux destinés au sacrifice dégageront un chiffre d'affaires estimé à environ 6,5 milliards de dirhams qui seront transférés en grande partie au milieu rural, indique un communiqué du ministère, publié lundi.
Ces ressources devraient permettre aux éleveurs d'améliorer leur trésorerie fortement éprouvée par les années de sechersse et de faire face, par conséquent, aux dépenses des autres activités agricoles. De plus, ces ressources contribueront à dynamiser les activités économiques dans le monde rurale, assuree la même source.
D'un autre côté, des données publiées dernièrement par l'Association Nationale Ovine et Caprine (ANOC) indiquent qu'en 2002, la Commission nationale de sélection et de marquage a inscrit sur le catalogue généalogique de races 16.990 antenaises (+10 %) et 2.982 antenais (+8 %).
Le secteur de l'élevage, qui contribue pour 38 % à la production nationale de viandes rouges, constitue la principale source de revenu des fellahs notamment dans les régions de l'Oriental, du plateau central et des Moyen et Haut-Atlas.
Globalement, le cheptel ovin est réparti sur toutes les provinces du pays, mais avec des proportions variables selon les grandes régions. 19 % sont concentrés dans le plateau central (Chaouia, R'hamna, Abda), 17,5 % dans le Moyen-Atlas, 17 % dans l'Oriental (Oujda, Figuig, Taza, Jérada) et 12 % dans le Haut-Atlas, toujours, selon l'ANOC qui cite les résultats du dernier recensement général de l'agriculture.
Le cheptel ovin est caractérisé par une grande diversité de races bien adaptées aux conditions du milieu, dont les principales sont "Sardi" (Settat, Kalaat Sraghna), "Timahdit" (Meknès, Ifrane, Boulemane, Khénifra, béni Mellal, Khémisset), "Béni Guil" (Oujda, Figuig, Boulemane, Jérada, Taza), "D'mane" (Errachidia, Ouarzazate) et "Boujaâd" (Khouribga, Béni Mellal, Boujaâd, Oued Zem ), selon une carte établie par l'ANOC.
MAP |
| Publié le: 13/01/2004 à 01:12:02 GMT |
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